Renouveau national: 44 ans, et ce n’est pas fini
- Par Jean Francis
- 06 Nov 2026 07:59
- Likes
Ce 6 novembre 2026, le Cameroun poursuit sa marche en avant sous le leadership d’un homme d’Etat dont la vision politique est restée la même : œuvrer pour le bien-être de ses compatriotes.
44 ans de magistrature suprême ! Au mo ment où il succède constitutionnelle ment à Ahmadou Ahidjo le 6 novembre 1982, certains « analystes politiques » ne donnaient même pas six mois à Paul Biya à la tête de l’Etat. Au regard de la complexité de ce pays qu’est le Cameroun. 44 ans après et sans interruption, le président Paul Biya tient toujours le gouvernail du bateau Cameroun. Signe d’une carrière politique à la longévité exceptionnelle, se traduisant par une certaine habileté politique, une maîtrise des rouages de l’Etat et une par faite connaissance des hommes. On est en effet loin d’oublier le fameux « …Ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui peut », en réponse à un journaliste français au Palais de l’Unité le 3 juillet 2015, à l’occasion de la visite au Cameroun de l’ancien président français, François Hol lande. Difficile pourtant de croire que tout lui a été servi sur un plateau d’argent depuis ce 6 novembre 1982, lorsqu’il a prêté serment du haut de la tribune de l’Assemblée nationale sur les hauteurs du quartier Ngoa-Ekellé à Yaoundé. De nombreux facteurs, tant exogènes qu’en dogènes sont parfois venus mettre ce grain de sable qui aurait pu gripper la machine et compromettre définitivement l’action du président de la République à la tête de l’Etat. En effet, depuis l’avène ment du Renouveau national, le Cameroun, comme de nombreux Etats dans le monde, a fait face à des difficultés de plusieurs ordres. Lorsqu’il accède à la magistrature suprême, Paul Biya est face à un dilemme : pour suivre sur la voie tracée par son prédé cesseur ou alors prendre de nouvelles options, afin non seulement d’imprimer sa marque, mais aussi de permettre au Cameroun de rompre avec l’image de dic tature ayant amené certains de ses en fants à aller chercher fortune ailleurs. Le successeur d’Ahmadou Ahidjo a sa vision de ce qu’il veut faire de son pays : la rigueur dans la gestion des affaires pu bliques, la moralisation des comportements la démocratisation de la vie publique, alors que le secteur économique prend le train de la libéralisation. Certaines de ses réformes ont du mal à passer, même auprès de ses proches. Nul n’a en effet oublié ces fameuses marches contre l’ou verture démocratique organisées par ceux- ci au début des années 1990 pour dire leur opposition au multipartisme. Prenant le contre-pied de ceux-ci, Paul Biya avait, à l’occasion d’un Congrès du Rassemble ment démocratique du peuple camerounais (Rdpc) en juin 1990, annoncé l’ouverture de la scène politique à la concurrence. L’embellie économique observée au mo ment de l’accession à la magistrature suprême du président Paul Biya a laissé la place à des crises successives qui, à défaut de mettre définitivement le pays à genoux, ont considérablement freiné ses ambitions de développement. Le Ca meroun a donc dû évoluer dans ce contexte : maintenir la tête hors de l’eau et continuer à assurer son développement dans tous les domaines. À ces difficultés, se sont ajoutées d’autres complications : menaces graves à l’intégrité territoriale avec les attaques de la secte terroriste Boko Haram dans la partie septentrionale du pays, visées sécessionnistes par des bandes armées dans les régions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. Fidèle à l’enga gement pris le 6 novembre 1982 d’œuvrer sans faille à la préservation de l’intégrité territoriale du pays, le président Paul Biya a su, face à ces dangers, trouver la réponse idoine : mener la guerre contre Boko Haram et répondre aux revendica tions dans les deux régions citées plus haut, sans faiblir en ce qui concerne la préservation de l’intégrité du territoire national. Comment ne pas relever que la célébration de ce 44e anniversaire intervient un an après la prestation de serment du président Paul Biya suite à sa réélection à la ma gistrature suprême pour un 8e mandat consécutif ? Un nouveau mandat qui induit également des engagements vis- à-vis des Camerounais pour les sept an nées à venir. Placé sous le signe de la Grandeur et de l’espérance, il vise la pour suite de l’amélioration des conditions et du cadre de vie des populations. Mais en mettant un accent sur les femmes et les jeunes. La nomination d’une femme, Ma rie-Claire Dieudonnée Ns...
Cet article complet est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous >
Accédez en illimité à Cameroon Tribune Digital à partir de 26250 FCFA
Je M'abonne1 minute suffit pour vous abonner à Cameroon Tribune Digital !
- Votre numéro spécial cameroon-tribune en version numérique
- Des encarts
- Des appels d'offres exclusives
- D'avant-première (accès 24h avant la publication)
- Des éditions consultables sur tous supports (smartphone, tablettes, PC)



Commentaires