Responsive image

« Nous avons des compétences avérées »

Societe
Aimé-Francis AMOUGOU | 07-12-2017 08:07

 Pr. Maurice Aurélien, Recteur de l’université de Yaoundé I parle des innovations contenues dans les programmes de formation de l’Enset d’Ebolowa.

Selon toute vraisemblance, la Fasa va accueillir l’Enset d’Ebolowa. Vous confirmez cette information ?

Il faut déjà remercier le chef de l’Etat qui bien voulu créer l’Enset d’Ebolowa. En ce qui concerne le Sud, je pense que l’annexe de la Fasa a un certain nombre de structures qui peuvent déjà nous permettre de penser qu’on pourrait abriter ne serait-ce qu’une partie de l’Enset. Mais pas la totalité.

Quelle sera la particularité de l’Enset d’Ebolowa ?

Je voudrais déjà vous dire que l’Enset, qu’il faut considérer comme le rapprochement de l’offre de formation technologique, vis-à-vis de ces populations, va résorber tout ce que nous avons comme  baccalauréats techniques du secondaire obtenus au lycée, qui n’ont pas d’issue aujourd’hui. Le deuxième élément c’est qu’il faudrait aussi que les technologies ou l’ingénierie enseignées à l’Enset d’Ebolowa puissent répondre aux problèmes de demain, c'est-à-dire les innovations technologiques qui vont être porteuses demain. Et le troisième volet est aussi d’imaginer qu’on pourrait commencer à former un corps d’enseignants du supérieur dans les matières professionnelles. Ce seront de véritables enseignants technologues.

Un exemple de filière innovante monsieur le recteur ?

Je peux par exemple vous citer le dessin assisté par ordinateur, le prototypage. Vous savez que ceux qui font l’industrie d’habillement, ne sont pas pris dans nos universités, alors que ça peut être quelque chose de très porteur.  Un styliste est chèrement payé. Mais si on lui apprenait le dessin assisté par ordinateur ou le prototypage, on pourrait amener ces lauréats à s’enrichir. On ne va pas peut-être former des topographes comme on le fait partout, mais des géomatriciens qui intègrent la topographie et l’informatique aux informations géographiques. Vous savez ici à Ebolowa, il y’a certains qui travaillent du bois et qui font des masques. Mais aujourd’hui les meilleurs masques Bamoun sont produits par les japonais grâce au prototypage et au dessin assisté par ordinateur. Donc on va apprendre à nos artisans à fabriquer des masques assistés par ordinateur et à les développer en série. Ce sont toutes ces choses qu’on appelle les arts numériques.

Peut-on déjà spéculer sur la date probable d’ouverture ?

Vous êtes censés savoir qu’il y’a la création, il y’a aussi l’autorisation d’ouverture. La démarche que nous effectuons à l’heure actuelle, rentre dans le cadre de la recherche de l’autorisation d’ouverture. S’il n’y a pas de bancs, da salles et d’infrastructures, on ne saurait ouvrir. Ce dont je pourrais vous rassurer c’est que l’université de Yaoundé I et toutes ses composantes : l’Ecole nationale supérieure polytechnique, la faculté des sciences, la faculté de médecine, vont bien sûr assurer la tutelle technique pour que ça puisse démarrer au besoin demain, dans la mesure où nous avons des compétences avérées dans les différents secteurs.

 

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

« La loi était devenue obsolète »

Economie
Josy MAUGER | 16-07-2018 10:22 | 0 0

   Sophie Mbenoun, directeur de la formation et de l’orientation professionnelle au Minefop.

Le chef de l'Etat vient de promulguer la loi régissant la formation professionnelle au Cameroun. Qu'est-ce qui justifie ce nouveau dispositif ?
Lire la suite

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter