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Trafic de drogue: l’Ouest s’oppose à la culture du cannabis

Societe
Eric Vincent FOMO | 05-02-2018 06:36

 Les forces de l’ordre mettent des chiens renifleurs à contribution pour détecter des plantations et des cargaisons de ce stupéfiant dans la région.

Les chiffres sont effrayants. Du 1er au 25 janvier 2018, les forces de maintien de l’ordre ont saisi 2 116 kg de cannabis dans la région de l’Ouest. Ces quantités importantes ont été saisies après de multiples stratagèmes dans les départements du Noun, des Bamboutos et de la Mifi. Mais la plupart des départements de la région de l’Ouest sont concernés.

Les producteurs rivalisent de génie pour tromper la vigilance des forces de maintien de l’ordre. Plusieurs disent cultiver du maïs, du haricot et même du piment. Mais dès la nuit tombée, alors que les populations riveraines dorment paisiblement, ces producteurs d’un genre particulier sortent de leurs domiciles et vont planter le cannabis encore appelé « banga » ou chanvre indien au milieu des autres cultures. Les feuilles, bien vertes, sont semblables aux feuilles de manioc et n’attirent pas vite l’attention.

D’autres producteurs choisissent des zones reculées pour pratiquer cette culture. Une fois les récoltes effectuées, ils emballent le cannabis récolté avec du piment ou des condiments verts qui sont supposés annihiler la trop forte odeur dégagée par la plante.

Il faut souvent mettre à contribution des chiens renifleurs pour détecter des plantations de cannabis et des chargements de cette drogue bien enfouis dans des sacs de voyage. Même si les  forces de maintien de l’ordre redoublent d’ardeur à la tâche, les populations ne leur facilitent pas la tâche.

« Lorsqu’on détruit un champ, à peine le suspect est-il appréhendé que ses proches parents, son épouse ou ses enfants s’empressent de relancer sur le site incendié la même culture », explique le colonel Ahmadou Bahagobiri, commandant la Légion de gendarmerie de l’Ouest. Et pour cause, la culture du cannabis est réputée juteuse ».

Selon certaines sources, le prix du kilogramme au détail oscille entre 3 000 et 5 000 F et le sac de 50 kilogramme se vend entre 130 000 et 150 000 F. Emmanuel Songakou, un septuagénaire mis aux arrêts en 2014 à Bangam dans les Hauts-plateaux en 2014, après une première incarcération en 1986 pour les mêmes faits, déclarait à la police que cette activité lui permet de nourrir ses huit enfants qui sont à Yaoundé.

Et de ce fait, l’homme estimait qu’il allait poursuivre son activité une fois ressorti de prison. Les principaux points d’écoulement du cannabis sont Bamenda et Douala. Les conséquences de la culture et la consommation du cannabis sur les populations et singulièrement sur la jeunesse sont terribles.

Selon le Dr Léopold Megaptche, c’est une drogue dangereuse, un stupéfiant et un excitant du système nerveux central pouvant entraîner des états d’agitation psychomotrice, des convulsions, voire une altération de l’état de conscience et même un accident vasculaire cérébral. .

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