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Réseaux sociaux: le nouveau champ de bataille politique

Politique
MESSI BALA | 06-02-2018 10:40

 Dans l’effervescence des prochaines joutes électorales, nombre de mouvements politiques investissent la toile pour séduire les millions d’internautes.

Sur Facebook, support utilisé par les internautes pour partager leurs activités personnelles, leurs émotions, leurs loisirs, etc., CT a recueilli des témoignages d’internautes qui affirment recevoir régulièrement des invitations à aimer la page de telle personnalité ou tel parti.

Le 30 décembre dernier, les internautes ainsi que les 805 081 suiveurs du compte Facebook du président Paul Biya pouvaient revoir la vidéo du message à la nation délivré l’année précédente, à quelques heures de celui attendu.

Tandis que Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Cabral Libii (président du mouvement 11 millions de citoyens) ou Olivier Bilé, président de l’Union pour la Fraternité et la Prospérité (UFP) ont enregistré et diffusé chacun son « adresse à la nation » par ce même canal le 31 décembre 2017. 

Sur YouTube, plateforme de partage et diffusion de vidéos, le président de l’UFP a d’ailleurs créé toute une chaîne pour la diffusion de ses vidéos ou des spots publicitaires de son parti. Il y publie des prises de position de son mouvement.

D’autres acteurs comme Alice Sadio de l’Alliance des forces progressistes, Kah Walla du Cameroon People’s Party (CPP), Bernard Njonga du parti « Croire au Cameroun », Anicet Ekane du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM) profitent aussi d’une grande exposition médiatique grâce aux multiples vidéos postées par des internautes ou eux-mêmes, après leurs participations à des émissions ou débats télévisés.

Sur Twiter, la page du président Paul Biya met en valeur tous les actes (décrets, arrêtés), ainsi que des vidéos et photos prises à diverses occasions. Comme le font d’autres avec des photos de leurs meetings, des vidéos d’allocutions ou même des réactions sur des sujets d’intérêt divers.

Ces personnalités peuvent alors interagir instantanément avec leurs suiveurs. Et être à mesure de savoir ce que pense  leur cible de leurs diverses prises de position à travers les « J’aime » et « Je n’aime pas ».

Cette agitation sur la toile s’accentue dans le contexte préélectoral actuel. Des échanges avec ces hommes politiques, il ressort que nombre d’entre eux considèrent la toile comme un nouveau terrain de conquête de l’électorat. Ils y déploient donc une véritable stratégie de communication digitale, orientée vers les millions d’internautes, à la faveur de la pénétration grandissante d’Internet.

En 2017, l’Union internationale des télécommunications (UIT) estimait le taux de pénétration d’Internet au Cameroun à 21% de sa population. De son côté, la plateforme de vente en ligne Jumia indiquait aussi que, sur 24,02 millions de Camerounais, 5,01 millions sont régulièrement sur Internet.

Des millions d’internautes qui se connectent majoritairement à l’aide des Smartphones, sur lesquels, ils ont facilement et à moindre coût  accès aux réseaux sociaux. Facebook, premier réseau social au monde avec plus de 2,07 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois dont 92% sur mobile, comptait 2,1 millions d’utilisateurs au Cameroun au 30 juin 2017.

YouTube, deuxième réseau social au monde, reçoit plus de 1,5 milliard d’utilisateurs. Et Twitter, recense 330 millions d’utilisateurs actifs chaque mois dans le monde dont 82% sur mobile.  Et c’est cette clientèle politique que nombre de politiciens et de mouvements politiques tentent de séduire.

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