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« Les populations ne suivent pas »

24 heures
Aïcha NSANGOU | 15-02-2018 06:13

L'explication

 Luc Assamba, Maire de Yaoundé II.

Quelle évaluation faites-vous des journées de propreté dans votre arrondissement?

Nous avons une vieille organisation mise en place suivant les délibérations du conseil municipal, qui nous a permis de créer les comités d’animation et de développement. La journée de mercredi est consacrée à l’assainissement dans tous les quartiers de notre arrondissement. Nous avons 29 comités d’animation et au quotidien ces comités travaillent entre autres à l’assainissement, l’hygiène et la salubrité. Le mercredi donc de 7h à 10h, tout le monde doit s’occuper de son environnement avant de vaquer à ses occupations. Ce qui permet de garder l’arrondissement toujours propre. Chaque comité d’animation est organisé avec à la tête un bureau. C’est le bureau qui doit organiser le travail tous les mercredis, bien entendu que chacun doit s’occuper de son environnement.

On a remarqué qu’au-delà des comités d’animation, les populations ne suivent pas vraiment la mouvance…

Effectivement, la vraie difficulté que nous avons, c’est que les populations ne suivent pas de façon systématique les mesures d’hygiène et de salubrité et cela peut s’expliquer. A Yaoundé II, on a beaucoup de commerçants qui ne résident pas toujours dans l’arrondissement. Du coup, ils ne se préoccupent pas vraiment de l’assainissement n’étant pas des habitants de Yaoundé II. Il y a aussi que les locataires ne s’impliquent pas au même degré que les propriétaires de maison. Ceci fait qu’on fait un travail de titans pour leur expliquer que partout où on se trouve, on doit faire la propreté pour l’intérêt de l’environnement.

Sur le terrain, comment se fait le suivi ?

Nous avons donné des carnets de contrôle à chaque comité d’animation. Lorsque vous êtes récalcitrant, on vous donne une convocation et vous devez vous présenter à la mairie. Et à la mairie, on prend des mesures adéquates pour vous contraindre à faire la propreté. Les amendes restent les sanctions infligées aux populations récalcitrantes pour le moment. Il nous arrive aussi de sceller les boutiques. Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse vraiment. Nous voulons que les populations prennent conscience qu’elles doivent travailler tous les jours pour éviter des épidémies ou des maladies hydriques avec l’environnement que nous connaissons. Le minimum qu’on fait rend les quartiers acceptables, si on ne le faisait pas, il y aurait danger du point de vue sanitaire.

Est-ce que globalement, vous avez l’impression que les journées de propreté portent des fruits ?

Oui, parce que quand on descend dans les quartiers on observe un léger mieux. Au début, ce n’était pas facile mais aujourd’hui il y a des quartiers qui travaillent véritablement. Au niveau du palais des Sports par exemple, les inondations causaient toujours des décès, aujourd’hui c’est réglé parce qu’on passe le temps à curer les caniveaux. Il en est de même à Nkomkana, où il y a un véritable travail de curage des caniveaux. On essaie aussi de désherber. D’un autre côté, je déplore le fait que les gens ne font pas systématiquement l’assainissement autour d’eux. Il faut toujours être derrière eux. 

 

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