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« Lire à Douala »: bouffées de lecture sur le Wouri

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Rita DIBA | 08-03-2018 05:00

 La 3e édition de l’évènement se déploie en faveur des différents publics de la cité économique.

«Lire oxygène l’esprit ». C’est le thème de la 3e édition de « Lire à Douala » ouverte lundi 5 mars 2018. C’est également un emprunt au bout de phrase « un bon livre oxygène l’esprit » du romancier haïtien Dany Laferrière. L’Immortel (surnom donné aux élus de l’Académie française) est d’ailleurs l’invité d’honneur de cette édition qui s’achève ce jeudi 8 mars.

Et s’il y en a qui ont vu leur esprit s’ouvrir cette année, comme les précédentes d’ailleurs, ce sont les élèves des lycées d’Oyack, de New Bell, d’Akwa-nord et Dominique Savio. Une cible privilégiée de l’association Lire à Douala (qui a donné le nom à l’évènement) dont le leitmotiv est de « promouvoir la culture littéraire au Cameroun, en particulier auprès de la jeunesse. »

Une jeunesse donc qui a reçu les visites des auteurs dans les établissements cités plus haut. En plus de Dany Laferrière, il y a Djaïli Amadou Amal, l’écrivaine camerounaise révélée par son premier roman « Walaande : l’art de partager un mari », paru en 2010.

Elle trouve que ces échanges avec les élèves sont importants pour leur développement, surtout dans le contexte actuel : « Depuis quelques années, nous nous sommes rendu compte que dans la ville de Douala, il n’y a pratiquement pas d’activité littéraire. Il n’y avait pas d’espace pour les auteurs et les lecteurs. » Un manque de lien entre deux maillons de la chaine du livre qui a déclenché chez les élèves des réactions du genre : « on croyait que tous les écrivains étaient morts. 

A côté de cette activité d’éveil, cette 3e édition a été l’occasion de primer 20 lauréats 2018 du concours littéraire qui a enregistré 218 œuvres de candidats de plusieurs villes du Cameroun, Garoua, Limbe, Makak, Yaoundé, Douala, etc. Il y a aussi eu des rencontres grand public à la galerie MAM à Bonanjo et à l’Institut Français du Cameroun (IFC) à Akwa.

Des échanges lors desquels les habitants de Douala ont pu faire connaissance aussi avec Simon Njami, écrivain et célèbre critique d’art, pour ne citer que ces deux casquettes.

Quant à Muriel Samè Ekobo, enseignante et chercheure, on la retrouvera cet après-midi du 8 aux côtés de Djaïli Amadou Amal, pour une conférence sur les « violences faites aux femmes » à l’IFC, en clôture de l’évènement.

Hier 7 mars, place nette avait été faite à la librairie éphémère avec la vente de livres au kilo, l’exposition-vente d’éditeurs locaux à la Salle des Fêtes d’Akwa.

Les organisateurs auront aussi réservé un espace aux hommes de médias avec un atelier d’écriture journalistique de trois jours à l’hôtel Pullman.
 

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