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« Ces travaux se veulent permanents »

24 heures
Jeanine FANKAM | 07-06-2018 09:03

L'explication

Jean-Claude Mbwentchou, Ministre de l’Habitat et du Développement urbain.

Monsieur le ministre, les travaux qui se déroulent actuellement pour libérer le centre-ville de Yaoundé des inondations sont-ils provisoires ou définitifs ?

Les présents travaux font suite, d’une part au conseil de cabinet du 31 mai 2018 au cours duquel j’ai fait le point sur l’état d’avancement des programmes d’assainissement urbain, et d’autre part, à ma descente sur ces mêmes lieux le 1er juin dernier à la suite de laquelle j’avais répercuté au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, les très hautes instructions du chef de l’Etat visant à mettre un terme au phénomène d’inondations au centre-ville de Yaoundé. J’avais demandé de mobiliser immédiatement les deux entreprises exécutant les contrats du Projet d’Assainissement de Yaoundé Phase 2 (PADY2), et les associations de volontaires des quartiers environnants pour effectuer le curage du lit du Mfoundi, de ses affluents et des collecteurs souterrains traversant le centre-ville. Nous constatons que le curage est en cours et devra s’achever dans un délai de deux semaines. Et ce sera désormais ainsi pour que Yaoundé ne vive plus le spectacle désolant semblable à celui du 29 mai dernier. C’est donc des travaux qui se veulent permanents et qui viennent en complément des actions envisagées à court terme, notamment l’achèvement de l’ambitieux projet d’assainissement de Yaoundé d’un coût global d’environ 80 milliards de FCFA, qui a déjà permis de construire près de 17 km de drains sur le Mfoundi et ses affluents. A moyen terme, il s’agira d’étendre les travaux du PADY à l’ensemble du lit majeur du Mfoundi et de tous ses affluents.

La Communauté urbaine de Yaoundé a évoqué un problème difficile à résoudre et quasi-permanent qui est l’engorgement de l’Avenue Kennedy. Comment résoudre cette équation à plusieurs inconnues ?

L’engorgement de l’Avenue Kennedy est la manifestation la plus visible du phénomène de désordre urbain qui a cours dans la ville de Yaoundé. J’ai instruit le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé d’accomplir pleinement ses missions de police municipale, en sollicitant au besoin le concours des autorités administratives. Non pas seulement à l’Avenue Kennedy, mais partout où l’occupation anarchique de l’espace urbain a été transformée en règle, au mépris des dispositions des documents de planification. La chaussée doit revenir aux véhicules, les trottoirs aux piétons, les vendeurs ambulants doivent regagner les espaces qui leur sont dédiés dans les marchés. Les bas-fonds et les lits des rivières doivent être libérés. On doit mettre un terme aux constructions irrégulières qui bloquent l’écoulement normal des eaux.

Yaoundé va bientôt trouver une solution durable à ses débordements d’eau. Qu’en est-il de Douala et des autres villes ?

Tout comme Yaoundé, la ville de Douala fait l’objet d’une attention particulière du gouvernement. Il en est de même pour d’autres villes de notre pays. A Douala, le projet de drainage pluvial d’un montant de 109 milliards de FCFA est exécuté à hauteur de 45%. Il s’agira à terme de bétonner 39 km de drains et reprofiler 9 km d’exutoire. Là également nous avons donné des instructions au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala pour que tous les drains soit libérés et les ouvrages curés dans les meilleurs délais. La même mouvance de prévention s’observe dans les autres agglomérations.
 

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