Année scolaire : le nouveau découpage se précise

Le calendrier prévoit la reprise des classes lundi 2 septembre 2019 et le terme, vendredi 31 juillet 2020.

L’année scolaire 2019-2020 est divisée en trois trimestres d’une durée de douze semaines chacun. Un arrêté conjoint signé par les ministres de l’Education de Base (Minedub) et des Enseignements secondaires (Minesec) fixe leur délimitation. Ainsi, le premier trimestre va jusqu’au vendredi 20 décembre 2019, dans l’enseignement primaire comme au secondaire. Le second s’étend du 6 janvier au 27 mars 2020, tandis que le troisième trimestre qui démarre lundi, 14 avril se termine vendredi 5 juin 2020. Quant aux périodes réservées aux examens et concours officiels, elles s’étalent du 1er juin au 24 juillet pour le primaire, et du 21 mai au 31 juillet pour l’enseignement secondaire et normal. Des textes particuliers fixant les dates de déroulement desdits examens et concours suivront, signés par les ministres compétents, chacun en ce qui le concerne.
En attendant, le calendrier des épreuves pratiques d’Eps et l’épreuve zéro des Sciences humaines est connu. Le sport se déroulera sur toute l’étendue du territoire national du 17 avril au 15 mai 2020. Les Sciences humaines, quant à elles, jeudi 23 et vendredi 24 avril. De même, les jeux Fenassco, ligues A et B, auront lieu pendant les congés de pâques. Le texte ministériel rappelle aussi les dates de commémoration de certaines journées internationales et semaines nationales liées au secteur éducatif. Notamment, les journées internationales de l’alphabétisation, de l’enseignant, de promotion du matériel didactique fabriqué à partir des matériaux locaux, de l’orientation scolaire. Elles ne donnent forcément pas lieu à des interruptions de cours. « En dehors des fêtes légales et de celles qui sont fixées par décret du chef de l’Etat, toute autre interruption de cours doit au préalable être autorisée exclusivement par le ministre de l’Education de base ou le ministre des Enseignements secondaires », stipule le texte ministériel en son article 33, alinéa 1.
En termes d’innovations majeures, il n’y a plus de place pour les séquences. Désormais, deux évaluations sont obligatoires sur douze semaines. Ce qui, de l’avis des enseignants dans les salles de classe, implique une gestion autonome des compétences modulaires dans la période considérée. « Il faut considérer la vision du nouveau découpage de l’année scolaire en termes d’apprentissage réel. Au fil des années, on s’est rendu compte qu’il y avait des limites au système de découpage séquentiel, parce que les enseignants passaient beaucoup plus de temps à évaluer les élèves. On se retrouvait avec six semaines d’apprentissage sacrifiées pour des évaluations. La vie scolaire est devenue comme si on enseignait juste pour évaluer. Dans le nouveau système, l’évaluation est devenue un processus. A l’école primaire donc, au fur et à mesure qu’on enseigne, on évalue aussi. Ce qui fait qu’on peut recueillir les informations par rapport aux acquisitions des élèves, de manière qu’à la fin du mois la comptabilisation des acquis permet à l’enseignant de connaître le niveau d’atteinte des objectifs par les élèves », explique Julius Mih, inspecteur de pédagogie pour la Promotion du bilinguisme au Minedub.
 

Le nouveau découpage de l’année scolaire ramène la communauté éducative à l’ancienne école. Pourquoi ?
La principale mission du ministère des Enseignements secondaires porte sur l'élaboration, la mise œuvre et l'évaluation de la politique du gouvernement en matière d'enseignement secondaire général, technique et normal. Sous ce rapport, le calendrier de l'année scolaire a pour objectif de clarifier les activités des différents acteurs. On peut cependant relever qu'au cours de ces deux dernières décennies, cet outil de pilotage pédagogique a connu des aménagements. En effet, la situation sociopolitique et économique des années 90 a fortement influencé le secteur de l'éducation avec la grève des enseignants qui elle-même a eu pour conséquences : la baisse du niveau des élèves et le taux d'échec particulièrement élevé aux examens certificatifs. Il fallait trouver une solution adéquate pour tenter de relever ces défis. C'est alors que le maître des lieux de l'époque avait engagé le système éducatif dans le découpage de l'année scolaire en six séquences. Il s'est agi d'un changement imposé par le sommet stratégique car, le premier texte signé en 1995 est une décision d'application du nouveau système. Ainsi, est-on passé, sans préparation préalable, de trois compositions trimestrielles à six évaluations séquentielles. Ce passage en force a suscité des réticences chez les acteurs du système. Mais, au fil du temps, ils se sont plus ou moins adaptés à la nouvelle donne tout en soulignant ses contraintes et ses insuffisances. Entre autres, on a passé plus de temps à évaluer, à faire de l'administration qu'à enseigner. Le nouveau calendrier tente donc d'apporter une réponse aux sollicitation...

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