Cameroun–France: convergence de vues

Christine Robichon, ambassadrice de France en fin de séjour au Cameroun, a fait ses adieux au chef de l’Etat jeudi sur une note de satisfaction.

« C’est sur un constat satisfaisant et plein d’espoir que je vais quitter le Cameroun ». Tel est le sentiment global exprimé face à la presse, jeudi en fin de matinée, par Christine Robichon, ambassadrice de France en fin de séjour, à l’issue de l’audience que le président de la République, Paul Biya venait de lui accorder. Accueillie à l’entrée du palais de l’Unité peu avant 10h par le chef du protocole d’Etat, la diplomate française a eu avec le chef de l’Etat un entretien de quelque 90 minutes. Avant d’en dire davantage sur la teneur des échanges qu’elle venait d’avoir avec le président Paul Biya, Mme Robichon a indiqué que l’audience lui a donné l’occasion de remercier son illustre hôte pour son écoute et sa confiance durant sa mission. De même s’est-elle déclarée très honorée par la distinction de Grand Officier de l’ordre de la Valeur qui, sur décision du chef de l’Etat, lui a été remise lundi dernier lors du dîner d’Etat offert à son honneur par le ministre des Relations extérieures. Elle a dit voir en cela une marque d’amitié du président de la République et du peuple camerounais pour son pays et un peu pour elle-même.
Arrivée au Cameroun le 25 octobre 2013, la diplomate chevronnée, diplômée de l’Institut d’études politiques, ministre plénipotentiaire de 2e classe, et qui a servi dans plusieurs postes à travers le monde, boucle trois années à la tête de l’ambassade de France à Yaoundé. Une mission dont Christine Robichon a dit garder « le souvenir d’années très intenses, marquées par un renforcement, une renaissance, voire une revivification des liens anciens d’amitié et de solidarité entre le France et le Cameroun ». Pour étayer son propos, la diplomate française a évoqué les périls auxquels les deux pays ont été confrontés durant cette période, et face auxquels, ils ont travaillé côte à côte, notamment en RCA pour contribuer au redémarrage d’institutions soutenues par le peuple centrafricain ; et concernant la menace terroriste de Boko Haram qui a créé une crise sécuritaire et humanitaire, à travers les violences d’une grande ampleur et d’une grande atrocité perpétrées par cette nébuleuse dans la partie extrême-nord du Cameroun. La France, quant à elle, a subi les violences perpétrées par des groupes terroristes, ce qui, aux yeux de Mme Robichon, n’a fait que renforcer la solidarité entre les deux pays.
Sécurité, stabilité et développement du Cameroun et de la région Afrique centrale. Ce sont-là autant de sujets d’importance qui ont figuré en bonne place au menu des échanges entre le chef de l’Etat et la diplomate française. Qu’il s’agisse de Boko Haram, de la Centrafrique ou du Gabon, la France et le Cameroun ont, selon Christine Robichon, des préoccupations partagées sur ces sujets, de même qu’il y a une convergence de vues entre les deux pays sur ces questions.
Sur les lendemains de la coopération France-Cameroun, Christine Robichon s’est montrée confiante. Jugeant les relations tout à fait bonnes entre les deux pays, elle a estimé que tous les éléments sont en place, le décor planté, pour que les échanges se poursuivent et s’intensifient, pour que l’amitié se renforce aussi. Elle s’est référée à ce propos à quelques aspects marquants de la relation France-Cameroun durant ces dernières années, notamment : la qualité du dialogue politique ; les contacts à un haut niveau entre les plus hautes autorités françaises et camerounaises ; le renforcement, face aux périls, de la coopération – militaire ou pour le développement ; la signature du 3e C2D. 
 

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