Haïti, la série noire

Alors que Haïti porte le deuil, il est loisible de noter que le sort a, de nouveau, frappé le pays à travers l’ouragan Matthew. Les pertes en vies humaines causées par le terrible ouragan s’élèvent à 842 morts. 
Aussi curieux que cela puisse paraître, ce bilan macabre n’est pas éloigné de celui causé par l’ouragan de 2008. Lequel s’était soldé par 800 morts et un million de sinistrés environ. Outre les pertes en vies humaines, l’ouragan qui soufflait autour de 240 kilomètres/heure a détruit 29 000 maisons, rasé les plantations de bananes et de manguiers et rendu impraticables de nombreuses routes notamment au sud-ouest et au sud du pays, selon le ministère haïtien de l’Intérieur. Le Bureau des Nations unies pour l’aide humanitaire (OCHA) estime que 80% des récoltes ont été perdues par endroits tandis que 21000 personnes ont été évacuées et 350 000 citoyens ont besoin d’une aide humanitaire. 
Ces pertes ne sont certes pas proches des 300 000 morts enregistrées en janvier 2010 à la suite du tremblement de terre qui a dévasté la capitale Port au Prince, néanmoins ils rappellent constamment le triste sort qui ne cesse de s’abattre sur Haïti. La tragédie d’Haïti est poignante. Ce pays reste l’un des plus pauvres de la planète : plus de la moitié de la population vit  avec moins d’un dollar par jour et 78 %  avec moins de deux dollars selon le Programme des nations unies pour le développement. Faire face à ces carences n’est pas du tout acquis. Encore faut-il y ajouter les catastrophes naturelles comme les ouragans maritimes particulièrement dévastateurs, les séismes ainsi que l’instabilité politique.
 Les études géologiques ont permis d’identifier deux principales failles susceptibles de générer des séismes. Malheureusement, Haïti n’a pas les moyens pour s’adapter aux séismes grâce à des politiques de prévention et de préparation des populations aux séismes. Pour évaluer la menace sismique qui pèse sur Haïti, il suffit de relever que le tremblement de terre de 2010 avait pour  magnitude 7 et qu’il avait été ressenti  jusqu’à Guantanamo à Cuba situé à 300 kilomètres de  Port au Prince.         
 

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