MASA 2018: Adama Dahico est « Le chef »

 Le spectacle de la star ivoirienne de l’humour était l’un des événements les plus attendus de la journée de dimanche.

Adama Dahico envisage-t-il de changer de carrière ? Pour l’humoriste, il n’y a qu’un pas entre son domaine et celui de la politique. Un rapprochement qu’il explique dans « Le chef », sa nouvelle pièce sortie à l’occasion de cette 10e édition du Marché des Arts du spectacle d’Abidjan (MASA).

Dans la salle Kodjo Ebouclé du palais de la culture de Treichville le 11 mars dernier, une centaine de spectateurs venus de plusieurs pays africains et d’ailleurs sont plongés dans une attention particulière, entrecoupée d’éclats de rire.

Car entre expressions locales et faits tirés de l’actualité politique internationale, Adama Dahico emprisonne tout ce beau monde dans une bulle de bonheur. Dahico est bien conscient de la diversité culturelle de ses spectateurs. Son texte se balade entre les pays africains, en ressortant toujours avec une touche comique, les joutes de la vie politique du continent, entre élections présidentielles, terrorisme et difficultés économiques.

Une heure de spectacle où les participants rient beaucoup, c’est sûr. On rit grâce à ses imitations remarquables de voix de chefs d’Etat. On rit surtout des philosophies et idées assez cocasses de la politique façon Adama Dahico.

Des images étranges aussi, qui finalement le sont moins quand il justifie ses propos. « Il n’y a rien de plus démocratique que la démocratie du string. Pourquoi ? Eh bien elle sépare la droite de la gauche et rassemble le peuple », lance-t-il.

La star ivoirienne de l’humour qui a fait ses premiers pas à la radio, s’intéresse également aux médias, et à leur partition dans le domaine de la politique. Il le fait, tout en leur envoyant quelques piques sur leur gestion souvent partiale de certaines questions politiques.

La note pour « Le chef » d’Adama Dahico aurait pu frôler les superlatifs si seulement dans la dernière ligne droite de son spectacle, il ne s’était pas engouffré dans un processus trop scolaire, entraînant le public dans des idées spirituelles autour des chiffres et des lettres.

Une séquence trop longue et fatigante à la limite, où il affirme que rien n’arrive par hasard et qu’on ferait mieux d’écouter les chiffres, car « ils nous parlent ».

L’humour tient une place majeure à ce 10e MASA. Des dizaines de spectacles sont à vivre, avec en clôture, le « Stand up show » vendredi prochain à la salle Anoumabo du palais de la culture. A l’affiche,  plusieurs vedettes de l’humour africain.
 

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