Transformation de l'Afrique: Abidjan livre ses premières idées

Soutenir les startups, investir dans l’éducation, promouvoir le leadership féminin et améliorer le climat des affaires. La 6e édition de l’Africa CEO Forum ouverte hier s’achève aujourd'hui.

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La nouvelle de la signature par 44 pays africains de l’accord sur la zone de libre-échange continentale à Kigali il y a quelques jours a encore été saluée hier a Abidjan. Par cet acte, les Etats ont clairement marqué leur volonté de mettre en commun un marché de plus de 1,2 milliard d’habitants.

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Sauf que, le plus gros reste à faire : mettre en oeuvre cet accord. « Signer un accord c’est bien, mais l’appliquer c’est mieux », a souligne le président de la République de Côte d’Ivoire hier, a l’ouverture de la 6e édition de l’Africa CEO Forum. Alassane Ouattara, dans son intervention, a annoncé que la Côte d’Ivoire et le Ghana vont faire converger leurs politiques de production, de transformation et de commercialisation du cacao.

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Ces deux pays produisent 60% du cacao mondial. Pourtant, sur les 100 milliards de dollars générés chaque année par cette matière première, seulement 5 milliards de dollars sont captés par les pays producteurs. C’est donc une situation qu’il faut changer. Tout comme le cacao, les autres ressources (agricoles, minières, énergétiques, etc.) dont regorge l’Afrique doivent servir à son développement.

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De manière à en faire un continent qui n’aura plus besoin d’aide. C’est cette ambition que nourrit Nana Akufo-Addo pour son pays. Le président ghanéen a été explicite dans son propos à l’endroit des investisseurs : « Nous voulons construire un Etat ghanéen qui n’aura plus besoin d’aide ». Cette économie d’Afrique de l'Ouest y travaille d’ailleurs, et compte sur le concours du secteur privé.

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Apres avoir enregistré en 2016 son taux de croissance le plus bas en 20 ans (3,5%), le Ghana a terminé 2017 sur une croissance de 7,9%. En choisissant de baisser le coût des investissements par un abattement fiscal, le pays espère capter les investissements privés nécessaires pour transformer toutes ses ressources. Idem pour le Zimbabwe. Le pays, de l’avis de son président Emmerson Mnangagwa, « est à présent ouvert pour faire les affaires et créer des partenariats prospères ».

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Là-bas également, une batterie d’incitations est en train d’être mise en oeuvre pour permettre aux entreprises du continent d’y investir. Les entreprises africaines doivent capitaliser ce potentiel. Tout en contribuant au développement du continent, elles pourront faire face à la concurrence mondiale. Et pourquoi pas, figurer dans le classement des plus grandes entreprises du monde.

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Le digital leur offre dans ce sens, une belle occasion. Secteur où on observe déjà un frémissement de startups qui ne demandent qu’à être soutenues et encouragées. C'est encore là, une bonne synergie entre le secteur privé et le secteur public qui devra plus que jamais s’exprimer.

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