Baccalauréat général: entrée en matière tranquille

Quelques cas d’absence comme d’ordinaire, très peu de retards. Le premier jour d’examen a été positif sans incident à Yaoundé.

Au lycée de Nkoldongo, une candidate au baccalauréat série D débarque toute tremblante à quelques minutes du lancement des épreuves. « J’ai fait un accident de moto hier qui m’a provoqué des blessures et des courbatures. Je n’ai pas pu venir regarder ma salle », se lamente-t-elle. Jean Pie Ekani, le chargé de mission, l’aide à retrouver sa salle et son numéro de table.

Puis la rassure : « Calmez-vous, tout ira bien. Vous avez encore huit minutes pour vous concentrer avant le lancement de la première épreuve ».

Un peu plus tôt, deux candidats s’étaient présentés avec un look très peu ordinaire. Ils portaient une coupe afro ébouriffée et un accoutrement de star. Intriguée, le chef du sous-centre Odette Edjenguele Dimodi les a soumis à un interrogatoire.

Elle apprend alors qu’ils sont des musiciens, candidats libres et que ce look participe de leur personnalité. Les deux candidats ont été admis en salle. Dans une autre, deux candidats composent seuls. Leurs deux noms ne se trouvent pas sur les listes et pourtant, ils détiennent chacun le récépissé d’inscription à l’examen.

« Ils ne sont jamais passés pour consulter les listes. Ils s’en seraient rendu compte à temps et une requête aurait pu être adressée à l’Office du baccalauréat du Cameroun à cet effet », regrette le chef du sous-centre. Pour le reste, ce premier jour s’est bien passé : tout le staff est arrivé vers 6h30, les candidats ont été tous ponctuels », confie Odette Edjenguelé Dimodi.

Cap sur le Lycée d’Anguissa voisin. Une candidate se fait accompagner à l’infirmerie de l’établissement, peu avant 9h. « Elle se sent mal. Ce n’est pas nouveau. Beaucoup de candidats développent le stress pendant l’examen. Cela peut se manifester par une poussée de température, des vomissements, etc. », explique Gisèle Essomba, chef de centre.

Un autre candidat se fait accompagner au petit coin. Le surveillant reste à trois mètres et exige que la porte soit entrouverte. « Des mesures pour contrecarrer les fraudes éventuelles », explique-t-on. Les textes régissant l’examen concède une seule sortie pour le petit coin par élève et par demi-journée, renseigne un surveillant. Boniface Bitja, chef de mission au Lycée d’Anguissa veille au grain.

Il sillonne la cour, les salles, garde son regard vigilant sur le secrétariat d’examen. Le port des badges est de rigueur par tout le staff.
 

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