Secteur de l’énergie: on travaille à améliorer la qualité de service:

 Plusieurs actions sont actuellement entreprises par le gouvernement pour offrir aux populations de l’énergie en quantité et en qualité.

Les 1 200 000 abonnés actuellement connectés au réseau électrique par Eneo ne profitent pas pleinement de la fourniture en énergie électrique. Au quotidien, ils sont confrontés à des coupures et autre baisse de tension.

Par ailleurs, d’après le Plan directeur d’électrification rurale (PDER), seules 4 000 localités sont électrifiées sur un total de 14 000. Plaçant ainsi le taux  d’accès à l’électricité de moins à 60% sur l’ensemble du territoire national. En cause  de difficultés telles que la saturation des lignes de distribution, la vétusté des infrastructures de production et de transport de l’énergie électrique…

Le gouvernement en est conscient et s’active à apporter des solutions concrètes pour assurer une meilleure qualité de service. Au cours du conseil de cabinet de jeudi dernier, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, a fait un bilan des actions menées avant de définir les perspectives du secteur dans les prochains mois.

Il s’agit sur le plan opérationnel, de préserver l’équilibre offre-demande avec notamment l’atteinte d’une offre de production de 3 000 MW (contre 1 400 MW à ce jour) d’ici 2025 et 6 000 MW à l’horizon 2035, par le développement de nouvelles capacités de production telles que Nachtigal Amont (420 MW), extension à 330 MW de la centrale à Gaz de Kribi, Song Dong sur la Sanaga (270 MW), Makaï sur le Nyong (350 MW), Centrale à Gaz de Limbé (315 MW). Il est aussi question d’avoir un linéaire de 5 000 km (contre 1 000 à ce jour) de transport d’électricité d’ici 2025.

Sur le plan régional également, le Cameroun ambitionne de contribuer à l’intégration sous-régionale à travers le Pool énergétique d’Afrique centrale (PEAC), organe statutaire de la CEMAC qui promeut l’intégration électrique ; de signer conjointement avec le Nigéria, la décision de création du Comité de pilotage inter-état, chargé de la mise en œuvre de l’accord cadre d’interconnexion électrique Cameroun-Nigéria signé en 2011.

Le pays veut poursuivre la maturation des projets d’interconnexion électrique Cameroun-Congo ; la mise en œuvre de projets intégrateurs tel que le projet d’interconnexion Cameroun-Tchad, dont la BAD a accordé un prêt de plus de 100 milliards de F au Cameroun.

Concernant le programme de mise à niveau des réseaux publics de transport de l’électricité entre 2016 et 2022, le Cameroun ambitionne d’investir la somme de 800 milliards F avec notamment l'aide de la Banque mondiale.

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