Patrimoine: la mémoire d’Ongola dans un coffret

 Les résultats de l’inventaire des bâtiments pré et post coloniaux réalisé par la Fondation Paul Ango Ela ont été présentés à l’Institut français vendredi dernier.

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Le public présent dans la salle des spectacles de l’Institut  français de Yaoundé le 8 juin dernier a eu droit à un véritable voyage dans le temps. De la période précoloniale à la période post coloniale dans la capitale. C’était à l’occasion de la table-ronde sur le thème : « Citadinités et patrimoine de Yaoundé », organisée par la Fondation Paul Ango Ela. Cette fondation présentait les résultats de l’inventaire des bâtiments remarquables de la capitale. Une commande du ministère des Arts et de la Culture (Minac) ayant abouti à l’édition de l’ouvrage « Yaoundé. Promenades patrimoniales ».

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Un diaporama présentant les différents édifices, les monuments historiques à l’instar de celui du général Leclerc et autres scènes de vie pré et post coloniale a été diffusé, permettant à celui-ci de faire une incursion dans le passé de Yaoundé.

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« Ce projet est le premier dans son genre. Nous avons produit un livre qui présente un échantillon de ces bâtiments remarquables. Nous avons raconté l’histoire de la ville à travers un texte en français et en anglais », a expliqué Muriel Same Ekobo, géographe à la Fondation Paul Ango Ela.

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Les débats et discussions sur cette présentation ont porté entre autres sur les enseignements de l’histoire, jugés biaisés jusqu’au niveau universitaire.  En effet, à l’observation de certaines images rappelant des souvenirs désagréables, le public a eu le sentiment qu’un pan important de l’histoire reste toujours caché. D’où la question de savoir comment engager une patrimonialisation dans ces conditions. 

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L’une des préoccupations du public portait aussi sur la discordance qui se dégage entre la perception de la notion de patrimoine présentée à travers ces images coloniales et celle que les habitants de Yaoundé ont actuellement.

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Selon l’équipe de recherche de la Fondation concernée, l’inventaire réalisé est loin d’être complet. « Ce patrimoine bâti ne représente qu’un tout petit aspect du patrimoine matériel et immatériel réel de Yaoundé. La loi camerounaise de 2013 dit bien que le patrimoine a aussi une dimension immatérielle.

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Il nous paraît indispensable aujourd’hui non seulement de prendre en compte cette dimension mais aussi de la vulgariser », a souligné Muriel Same Ekobo. La Fondation Paul Ango Ela envisage réaliser un projet de reconstitution historique de la ville de Yaoundé en 3D.

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