Gestion des réfugiés: les efforts du Cameroun

Ils ont été reconnus lors de la célébration en faveur de cette population vulnérable à l’occasion de la journée mondiale hier à Douala.

 

Le réfugié, une personne ordinaire, un individu à part entière, avec des droits et des devoirs sur sa terre d’accueil. Une constante dans les différentes interventions ce 20 juin 2018, lors de la cérémonie de célébration de la 18e Journée mondiale des réfugiés dans les services du gouverneur de la région du Littoral à Bonanjo, Douala. Sous la présidence du patron des lieux, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Ces interventions étaient en droite ligne du thème « Avec les réfugiés », rappelé par Claude Fangamou Kassié, chef de bureau terrain du Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR) à Douala. Bureau qui assure la protection de près de 11 500 réfugiés.
Occasion pour le responsable de l’organisme des Nations unies de faire le point de la situation des réfugiés, notant que « le nombre de personnes déracinées par les conflits en termes de protection et d’assistance continue en effet de connaitre une hausse inquiétante en même temps que les ressources des Etats et des organisations humanitaires qui les accompagnent ne cessent de décroitre. » D’ailleurs, comme le rappelle Jean Louis Kalema, président du collectif des réfugiés du Littoral, depuis février 2016, le budget du HCR Cameroun a été revu à la baisse avec pour conséquence la couverture insuffisante des membres de cette communauté. Ce qui rend leur situation « difficile, pénible, insupportable ».
Dans ce sens, les difficultés des réfugiés, particulièrement les femmes et les enfants, ont été énumérées par Anne Saré, présidente du comité des femmes réfugiées de Douala. Des difficultés se posent notamment dans les domaines de l’accès aux soins de santé, à un emploi, à l’éducation, de leur protection, etc. Des récriminations qui, de l’avis de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, doivent être relativisées. « C’est une question sociale qui concerne tout le monde », Camerounais comme réfugiés, a rappelé le gouverneur, qui a ajouté que « le Cameroun est un exemple en Afrique qui arrive à bien encadrer les réfugiés. » Un fait reconnu par Claude Fangamou Kassié.
Le gouverneur est aussi revenu sur la batterie de lois et de mécanismes mis en place par le Cameroun et sur les textes ratifiés par le pays à l’international pour la protection et l’amélioration des conditions de vie des réfugiés sur son territoire. Notamment l’opérationnalisation récente du secrétariat technique à Yaoundé, structure nationale qui coordonnera bientôt tous les aspects pratiques de la détermination du statut de réfugié. Il sera bientôt fonctionnel à Douala.

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie