Les grandes attentes

Avec la prestation de serment demain du président de la République démocratiquement élu, Paul Biya, au terme du scrutin du 7 octobre dernier, une nouvelle ère s’ouvre pour le Cameroun. Le verdict des urnes et les autres péripéties liées au processus électoral doivent désormais être rangés dans les tiroirs de l’histoire pour que notre pays, toutes sensibilités et chapelles confondues, s’attèle à répondre avec satisfaction aux grandes attentes des populations. Celles-ci s’articulent autour d’une amélioration substantielle de leurs conditions de vie. Il s’agit donc, dès à présent, de se tourner vers l’avenir pour œuvrer ensemble au développement du triangle national, dans la paix et l’union des cœurs.

Derrière celui qui est le président de tous les Camerounais, hommes et femmes, sans distinction des affinités politiques, sociales ou religieuses. Cette cohésion, cette solidarité de destin sont d’autant plus indispensables pour le progrès commun, au moment où il faut resserrer les rangs pour mieux tirer profit de la reprise de la croissance en zone Cemac et sa progression au niveau mondial. Dans ce contexte prometteur, toutes les actions doivent converger pour permettre au Cameroun de poursuivre imperturbablement sa marche en avant, en vue de lendemains meilleurs, dans la tolérance, le dialogue, l’acceptation de l’autre, le respect de l’opinion contraire, des lois et institutions de la République.

C’est le passage obligé pour le retour à un climat apaisé et propice au développement, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, victimes de l’insécurité ces deux dernières années. Une situation dommageable qui affecte le reste du pays. Il n’y a qu’à considérer l’effondrement de l’activité économique dans cette partie du territoire national, à l’heure où l’option de la décentralisation et du développement local prend un nouvel envol sous l’impulsion du président élu, Paul Biya, à qui les Camerounais viennent de confier les rênes du pays pour les sept prochaines années. Autres défis et non des moindres à relever au cours du nouveau septennat : la modernisation accrue de l’agriculture et le renforcement des infrastructures de communication.

Sur ce dernier point où le Cameroun accuse un grand retard, de nombreux chantiers en cours d’exécution ont considérablement amélioré le quotidien des populations à travers le pays. Il est de l’intérêt de tous que ces chantiers soient conduits à leur terme, de manière à mieux fluidifier la circulation des hommes et des biens.

De même est-il impérieux de réduire l’importation des denrées alimentaires et de parvenir à la sécurité alimentaire, au regard du riche potentiel agro-écologique de notre pays. Il s’impose par ailleurs à l’analyse que le développement d’une économie capable de booster la croissance ne peut être envisagé sans une maîtrise de l’énergie, préalable incontournable à la bonne marche des ménages, mais aussi des entreprises dans l’optique d’un accroissement de la production industrielle. C’est aussi un levier irremplaçable pour une impulsion de l’économie numérique dont l’importance est grandissante, en particulier parmi les générations montantes.

D’autres chantiers majeurs du septennat ont trait à la poursuite sans relâche de la lutte contre la corruption pour neutraliser les délinquants en col blanc qui prennent plaisir à vider les caisses de l’Etat. Il y va d’un renforcement salutaire de la justice sociale, à travers une relance et une réaffirmation des principes fondateurs du Renouveau : la rigueur et la moralisation. On sait que la corruption tue la nation. Il est de bon ton, par conséquent, d’œuvrer efficacement au triomphe de la bonne gouvernance en vue du strict respect par tous de la chose publique.

D’autant que les ressources disponibles doivent être orientées plus que jamais vers des réalisations profitables à l’ensemble de la communauté nationale. S’inscrit dans ce sillage l’organisation de la prochaine coupe d’Afrique des nations (CAN) de football qui, grâce à de ses volets sportif et culturel, devrait contribuer à l’amélioration de l’image de marque du Cameroun. La réussite de toutes ces réalisations et des autres dossiers importants du septennat repose sur une véritable réconciliation nationale entre filles et fils de ce pays.

Une telle réconciliation passe par un rejet des égoïsmes quels qu’ils soient, pour se consacrer prioritairement, et entièrement à la cause du Cameroun, notre chère patrie. L’on est en droit, à cet égard, d’espérer une plus grande implication de la diaspora qui est un important levier de la dynamique de progrès et de développement du Cameroun au cours du septennat 2018-2025.

Dans l’édition que vous tenez entre vos mains, votre quotidien passe en revue douze grands chantiers du nouveau septennat. En présentant chaque fois le défi à relever, les indicateurs-clés et le regard d’un expert. Ce à quoi s’ajoutent les attentes des Camerounais des dix régions du pays. Bonne lecture.

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