Prestation de serment du président élu: rendez-vous au Palais...du vert

L’entrée en fonction du président élu Paul Biya coïncide ce mardi avec le 36e anniversaire de son accession à la magistrature suprême.

Le processus pour l’élection du président de la République du 7 octobre dernier, déclenché avec la convocation du corps électoral le 9 juillet 2018, connaîtra son épilogue ce jour avec l’entrée en fonction du président élu, mieux, réélu, Paul Biya. En effet, la cérémonie de prestation de serment, conformément aux dispositions de l’article 7 de la Constitution du Cameroun, a lieu ce matin au Palais de l’Assemblée nationale à Yaoundé.

Paul Biya va ainsi prononcer la phrase rituelle « Je le jure », en anglais, « I do so swear », devant le peuple camerounais, en présence des membres du Parlement (Assemblée nationale et Sénat), du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême réunis en séance solennelle pour la circonstance. Ce sera la première fois, depuis son accession à la magistrature suprême du Cameroun que le président Paul Biya va prêter serment devant toutes ces institutions réunies.

Le serment, qui sera reçu, selon le même article en son alinéa 2, par le président de l’Assemblée nationale, va ainsi marquer l’entrée en fonction du président de la République réélu. En effet, à l’issue du processus électoral mentionné plus haut, Paul Biya a bénéficié de la confiance de 71,28% de ses compatriotes face à huit autres concurrents lors des résultats proclamés le 22 octobre 2018 par le Conseil constitutionnel. Une institution mise en place au cours du septennat qui s’achève, comme s’y était engagé le président de la République dans son discours d’investiture le 3 novembre 2011.

Face à ses compatriotes ce jour, le président de la République, qui a indiqué dans son programme de campagne qu’il placerait ce mandat sous le signe des Grandes opportunités, va décliner sa vision politique du Cameroun pour les sept années à venir. Il faut dire que les chantiers ne manquent pas pour le président réélu.

L’un de ceux qui lui tiennent sans doute à cœur, étant certainement la préservation de l’unité et la stabilité du Cameroun, comme il l’a indiqué dans le tweet annonçant sa candidature le 13 juillet 2018. Les défis économiques ne sont pas des moindres, dans un environnement marqué par les difficultés économiques qui n’épargnent aucun Etat dans le monde.

L’autre défi auquel va s’atteler le président réélu est incontestablement l’organisation de la CAN de football 2019. Le président Paul Biya s’y est engagé : le Cameroun sera prêt à date. Cela est d’autant plus certain aujourd’hui qu’au cours d’une audience que lui a accordée le président de la République le 1er octobre dernier, le président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad a déclaré que l’institution qu’il dirige n’a pas de plan B pour cette compétition. En clair, le Cameroun doit tout mettre en œuvre pour une organisation réussie de cette compétition qui va regrouper, pour la première fois, les 24 meilleures nations africaines en matière de football.

Les différentes cérémonies prévues ce jour, tant au palais de l’Assemblée nationale où il va prêter serment qu’au Palais de l’Unité où il recevra les attributs de Grand Maître des Ordres nationaux, les félicitations des grands corps de l’Etat et du corps diplomatique, seront un grand moment de communion entre le chef de l’Etat et le peuple camerounais qui, à n’en point douter, ne manquera pas de lui faire un triomphe dans les rues de la capitale qu’il va traverser. Heureuse coïncidence, la prestation de serment de ce jour a lieu un 6 novembre.

Date historique et mémorable dans l’histoire politique du Cameroun. On se rappelle en effet que c’est un certain 6 novembre 1982 que Paul Biya avait prêté serment pour la première fois, devenant ainsi le deuxième président de la République du Cameroun. Il succédait ainsi à Ahmadou Ahidjo, selon les usages constitutionnels du Cameroun à l’époque. Depuis lors, le président de la République a vu ses compatriotes lui renouveler leur confiance en 1988, 1992, 1997, 2004 et 2011.

Il s’agit donc d’un grand jour de commémoration pour les populations camerounaises qui, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ne manqueront pas de donner à ce double-événement, toute la tonalité qu’il mérite. L’Homme du Renouveau national étant resté constant dans son discours porté sur la préservation de l’unité nationale, la rigueur et la moralisation.

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