Croissance économique: il faut miser sur l’activité manufacturière

Recommandation faite par la Commission économique pour l’Afrique qui lançait hier à Yaoundé, le profil 2018 sur la transformation structurelle du Cameroun.

Chute du cours du pétrole, baisse du prix du cacao… Autant de chocs qui ont ébranlé l’Afrique ces dernières années, impactant négativement son activité économique. Le Cameroun quant à lui, a su faire preuve de résilience à travers une diversification accrue de ses activités économiques. Mais d’après Mama Kéita, chef du centre des données pour l’Afrique centrale, le pays, riche en ressources naturelles et humaines présente encore de grands écarts à combler en termes de transformation structurelle de son économie.

Dans sa publication intitulée Profile Steps 2018 consacrée au Cameroun, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a dressé les statistiques des freins à la croissance économique du pays. Le document relève par exemple que les exportations sont fortement dominées par les matières premières qui représentent 66% de ses ventes à l’étranger entre 2010 et 2015 par ailleurs, depuis une période récente, la consommation accrue de ses habitants demeure le principal levier de développement du pays.

Le lancement du Profile Steps 2018, première du genre, hier à Yaoundé, présidé par le ministre délégué auprès du ministre en charge de l’Economie, Paul Tasong, en présence d’Antonio Pedro, directeur du le bureau pour l’Afrique centrale de la CEA a permis à la CEA de donner quelques pistes pour la diversification de l’économie camerounaise. Entre autres, l’organisme suggère au gouvernement d’améliorer le climat des affaires tout en assurant la promotion des investissements directs étrangers et d’intensifier l’activité manufacturière.

Ce lancement intervenait dans le cadre de l’atelier sur l’intégration de la responsabilité dans la planification du développement. Il a réuni 70 acteurs devant examiner et valider deux études de la CEA sur la responsabilité et l’évaluation statistiques dans la planification du développement au Cameroun. Un projet déployé depuis 2016 au Bénin, au Cameroun, en Egypte, au Kenya et en Zambie.

Pour l’heure deux études ont été développées au Cameroun. La première évalue l’état et les progrès du processus de planification nationale du Cameroun et la deuxième, la capacité de l’institut national des statistiques du Cameroun à collecter, compiler, produire et utiliser les données nécessaires pour renforcer la responsabilité dans la planification du développement.

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