Cinéma: Yarha, où se content les premières fois

Le festival dédié aux premiers films se déroule en ce moment à Yaoundé, entre projections, conférences et rencontres.

Cette semaine, le petit-déjeuner se prend devant le grand écran. Ce moment convivial avec les enfants, les organisateurs du festival Yarha l’ont baptisé : « Matin petit-déjeuner ». En famille ou encadré par des membres d’associations et d’orphelinats, les enfants font leur initiation au 7e art, dans le cadre de cet événement dédié aux premiers films de réalisateurs africains et étrangers.


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Hier à la Fondation Muna à Yaoundé, c’est « Minga et la cuillère cassée » le film d’animation du Camerounais Claye Edou, qui était soumis à l’appréciation de ces critiques en herbe, plus difficiles à satisfaire qu’on ne le pense. Blanche Tambi est la responsable du festival dans cette salle de projection. Elle coordonne les séances dans une atmosphère bon enfant. Ça tombe bien, car les petits sont pleins d’entrain.


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Quand la projec tion s’achève, c’est en rang, sous la supervision de leurs accompagnateurs, qu’ils regagnent les cars de transport. « Nous mettons des films au ton éducatif, avec des sujets rassembleurs, afin que les jeunes cinéphiles se sentent concernés et vivent le festival avec joie », rappelle Blanche Tambi. Ce jeudi matin, ce sera le tour des élèves d’une école basée au quartier Tsinga qui viendront partager l’expérience du Yarha.


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Entre ateliers, conférences-débats, discussions mais surtout projections, la cinquième édition du Yarha remporte pour l’instant son pari du public, grâce aux horaires consacrés aux enfants. Pour les grands, le festival arrivé à sa cinquième édition cette année réserve également de beaux films sortis du panier de l’organisation de Yarha.


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Que ce soit à la Fonda tion Muna, à Sita Bella, à Canal Olympia, au Centre culturel camerounais et pendant les trois premiers jours à l’Institut français de Yaoundé, on découvre une trentaine de premiers films, pour certains en présence de leurs réalisateurs.


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C’est le cas de « Yves’ Promise » de l’Allemande Mélanie Gärtner, programmé hier à Sita Bella, au ministère de la Communication. Quelques heures avant la projection de son film à 15h, la réalisatrice allemande était en matinée au village du festival situé à l’Hôtel de ville. Comme plusieurs acteurs du cinéma, elle était venue prendre part à une autre articulation. Une conférence-débat autour notamment de la nécessité de se fédérer en système de lobbying gagnant. Le festival s’achève le 18 novembre prochain.


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