Ndokoa, son barrage, ses espoirs

Les populations des zones concernées se disent impatientes d’accueillir l’infrastructure qui va changer le visage de leurs localités et booster la production énergétique nationale. Les

Un signe des temps. Ce baobab qu’il faut braver pour atteindre les berges du fleuve Sanaga, a traversé les générations mais s’est finalement écroulé il y a quelques jours non loin des chutes de Ndji. C’est ici que sera implanté le barrage hydroélectrique de Nachtigal. Cette infrastructure dont les accords financiers pour la construction ont été bouclés le 08 novembre à Paris va booster de 30% la production énergétique nationale avec sa capacité de 420 mégawatts. Une fois sur place, le visiteur peut profiter de la douceur de l’air frais. Rien ici ne laisse encore présager le lancement imminent des travaux. On peut juste observer des bornes.

Ce jeudi matin, le niveau d’eau sur la rive est à 50 mètres. On remarque aussi des radars et quelques filets abandonnés. C’est que d’après les riverains, les activités de pêche et de transport de sable tournent un peu au ralenti. D’où l’attente impatiente des riverains qui espèrent trouver des emplois avec le lancement des travaux.

En fait, pour arriver aux chutes de Ndji, l’équipe de CT a dû emprunter la voie de Ndokoa (HauteSanaga) car selon le chef de la localité, la voie d’accès par Ndji (Lékié) était impraticable. C’est à cet endroit que nous rencontrons Ibrahim Doa, ce sexagénaire dont les biens à Ndokoa ont été touchés par le projet.

Du coup il a obtenu comme indemnisations, deux hectares de terrain où on peut d’ailleurs déjà voir des cultures à perte de vue. Une somme de 600 000 F et une maison qui sera, selon des riverains, officiellement rétrocédée ce jour au bénéficiaire par le sous-préfet de Batschenga, constituent aussi la compensation du projet pour ce natif de BétaréOya. Parlant des indemnisations justement, Joseph Ekoudi Ahanda, le chef du village Ndji, indique que les huit personnes qui étaient sur la zone rouge du projet ont été indemnisées. « Ils ont pu se refaire une nouvelle vie. Ils ont fait des investissements qui leur permettent de vivre décemment aujourd’hui », indique-t-il.

Par ailleurs, il y a une bonne dizaine de personnes sur le trajet de la ligne de transport allant de Ndji jusqu’à Nyom à Yaoundé, qui reste à indemniser, selon le chef. A Ndokoa, seuls les propriétaires de champs ont reçu des compensations, témoigne un riverain en absence du chef de cette localité. C’est donc une ambiance sereine qui règne dans les deux principales localités touchées par le projet.

Les populations, la génération actuelle, dit en entendre parler depuis la naissance. Elle est heureuse que la phase de matérialisation soit plus que jamais engagée. « Quand on a suivi à la télévision que les financements ont été bouclés pour ce projet, nous étions très heureux. Nous sommes surtout heureux de ce qu’il va apporter à notre village comme opportunités», témoigne un habitant de Ndji.

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