Adamaoua: stratégie contre la criminalité

Le sujet a été largement débattu lors d’une réunion consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire à l’approche des fêtes de fin d’année.

La prolifération des armes légères dans la région de l’Adamaoua est dévastatrice. Ainsi, les mitrailleuses, les fusils, les grenades, les pistolets et les armes de guerres circulent. Ces armes tuent et font déplacer de nombreux civils, a reconnu jeudi dernier le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar au cours d’une réunion dédiée à l’évaluation de la situation sécuritaire dans la région de l’Adamaoua. « Dans les centres urbains, la criminalité se traduit par des agressions dans les domiciles et sur la voie publique par des malfrats munis d’armes de guerre et d’armes blanches. La criminalité rurale est marquée par le vol de bétail. Elle se manifeste aussi par l’enlèvement des éleveurs et des membres de leur famille. Leur libération est conditionnée par le versement de fortes rançons. La criminalité transfrontalière est due à la porosité des frontières à l’ouest avec le Nigéria, et à l’est avec la République centrafricaine », a précisé le gouverneur de la région de l’Adamaoua.

D’après les sources sécuritaires, la stratégie de lutte déployée par les forces de défense au cours de l’année 2018 a porté ses fruits. « 14 accrochages et embuscades ont été enregistrés, 12 malfrats neutralisés, une soixantaine de malfrats mis à la disposition de la gendarmerie, environ 145 otages libérés, près de 50 armes de guerres saisies, près de 600 bœufs et 13 moutons récupérés, un groupe de malfrats spécialisé dans le vol de moto a été neutralisé dans la ville de Ngaoundéré », révèle le rapport publié la semaine dernière. Des difficultés préjudiciables à cette bataille ont été évoquées lors de cette rencontre d’évaluation de la situation sécuritaire. Le déficit de collaboration avec les institutions et le paiement de rançon par les familles victimes sont les principales entraves au déploiement des forces de défense et de sécurité, ont relevé les participants aux travaux. Ces assises étaient ouvertes aux autorités traditionnelles et religieuses. Le gouverneur a condamné les actions des malfrats. Il a invité les populations à pratiquer le concept de « défense populaire ». Il a demandé aux uns et aux autres de fournir le bon renseignement aux autorités administratives et aux forces de défense et de sécurité. Des mesures sont prises pour juguler ce phénomène rampant.

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