Il faut se mettre au travail

C’est la disponibilité permanente du chef de l’Etat Paul Biya à rechercher les voies et moyens d’une résolution pacifique des crises qui affectent le Cameroun qui l’a amené à créer, le 30 novembre 2018, le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants du Boko Haram et des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Cette structure vise à offrir un cadre d’accueil et de réinsertion sociale aux repentis du Boko Haram et aux membres des groupes armés des régions du NordOuest et du Sud-Ouest désireux de répondre à l’offre de paix formulée par le président de la République dans son discours d’investiture du 6 novembre 2018, en déposant volontairement les armes.Placé sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, et dirigé par Francis Faï Yengo, le coordonateur national, le Comité dispose de Centres régionaux à Bamenda, Buea et Mora, dans lesquels se dérouleront les opérations de désarmement, de démobilisation et de pré paration à la réintégration. Les trois chefs de ces Centres sont déjà désignés. Il s’agit de Sixtus Gabsa Nyagha pour le Nord-Ouest à Bamenda, de Fonju Njukang Bernard pour le Sud-Ouest à Buea et d’Oumar Bichaïr pour l’Extrême-Nord à Mora. Il est maintenant question de trouver les locaux devant abriter leurs services et mettre à leur disposition tous les moyens nécessaires pour venir remplir efficacement leurs missions. C’est à cette tâche que s’attèle Francis Faï Yengo, qui s’est rendu hier à Buea pour une visite d’inspection des locaux devant accueillir les ex-combattants de la région du Sud-Ouest. On s’attend à que ce Centre situé au quartier « West Farm » commence à remplir sa mission. Il peut, d’après les responsables, recevoir entre 100 et 120 pensionnaires et les former en vue de leur réinsertion sociale dans des métiers comme l’agriculture, l’électricité, la maçonnerie, la peinture, la menuiserie, etc. Normalement, ce sont les combattants qui ont pris l’initiative de déposer volontairement les armes qui doivent se rapprocher du Centre. Mais, il n’est pas exclu qu’une campagne de sensibilisation soit menée à leur endroit pour les en courager à déposer les armes. Car pour diverses raisons, les combattants peuvent hésiter à franchir le pas. C’est pour cette raison que le chef de l’Etat a lancé un appel aux autorités traditionnelles et religieuses et à toutes les personnes de bonne volonté pour qu’elles appuient les efforts des autorités administratives en sensibilisant les membres des groupes armés afin qu’ils saisissent cette opportunité de revenir dans le droit chemin. On peut bien imaginer que parmi ces insurgés, il y en a qui veulent arrêter les hostilités mais qui cherchent à saisir, dans leur proche environnement, une main tendue pour le faire. Les leaders d’opinion et les différentes autorités devraient donc s’impliquer à fond dans cette opération pour que les conditions de désescalade déjà mises en place par le président de la République produisent les effets bénéfiques attendus. Dans l’Extrême-Nord, les combattants de Boko Haram encore actifs ont aussi l’occasion de rejoindre leurs anciens frères d’armes (repentis) aujourd’hui cantonnés dans un camp près de Mora. Dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, il faut déclencher le mouvement pour qu’on sorte enfin de la spirale de violence. C’est le vœu de la majorité des Camerounais.

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