Glass: ça casse de partout

Le dernier long-métrage de Night M.Shyamalan, diffusé à Canal Olympia deYaoundé cette semaine, offre une suitesurprenante à « Incassable » et « Split ».

On vous le dit d’entrée: même si ce n’est pas obligatoire, il vaut mieux avoir vu « Incassable» et « Split » pour bien comprendre « Glass ». Parce que Night M. Shyamalanne fait pas dans la facilité côté scénarii. Le réalisateur fait en effet office d’OVNI dans un univers dominé par les grosses productions et les effets spéciaux à tout-va. Dans sa dernière production, sortie la semaine dernière à travers lemonde, l’Américain reste dans le thriller, un genre qu’il affectionne et qu’il a carrément révolutionné avec la sortie en1999 de « Sixième sens ». Il nous offre ainsi un cross-overin attendu de deux de ses films. Mais ceux-qui ont vu la fin de« Split » ont eu un petit indice avec l’apparition de Bruce Willis. « Incassable » (2000) racontait l’histoire de Elijah Price (Samuel L. Jackson), atteint de la maladie des os de verre et totalement obnubilé par les super-héros. Il va se lancer dans une machination pour dévoiler les pouvoirs de David Dunn (Bruce Willis),qui est sorti indemne de plusieurs accidents. Dans «Split », Shyamalan nous faisait entrer en 2016 dans la tête de Kevin Crumb, schizophrènetueur de jeunes fille habité par 24 personnalités, interprété par James McAvoy. Dans « Glass» donc, on retrouve Elijah Price qui affirme avoir des informations sur David Dunn qui lui est à la poursuite de Kevin Crumb. Ces deux derniers sont arrêtés par la police et retrouvent Price à l’asile.

Night M. Shyamalan nous offre une vision bien différente du mythe du super-héros. Mieux, il tacle quelque peu l’utilisation dévoyée des univers Marvel et DC. On a également droit à un twist dont il a le secret. Même si on déplore quelques longueurs et un rythme plus lent dans la deuxième partie du film. Niveau acteurs, Bruce Willis se contente de débiter ses dialogues et donne l’impression d’être épuisé. Samuel L. Jackson, a l’air tout aussi fatigué, mais semble nettement mieux s’amuser. James Mc Avoy en profite donc pour faire son showen schizophrène. L’acteur anglais est vraiment l’essence de ce film et on se surprend presque, par moments, à s’ennuyer quand il n’est pas à l’écran. Avec « Glass », on a donc droit à du bon Shyamalan qui se reprend depuis « Split » après une succession d’échecs (Signes, La jeune fille de l’eau, Le dernier maître de l’air, AfterEarth).


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