Maahlox le Vibeur : rappeur déjanté… et assumé !

L’artiste le plus controversé de l’heure revient cette année avec un nouvel album de 18 titres.

Ses chansons explosent les records d’écoute en ligne et transcendent les frontières, même si l’artiste au parcours décalé et atypique excelle dans l’art de la controverse. Ses morceaux aux propos crus peinent à trouver diffuseurs dans les canaux traditionnels. Mais n’en déplaise à ses détracteurs, Maahlox le Vibeur n’a pas de quoi frémir. Premier artiste camerounais à remplir le palais des Sports de Yaoundé sans tapage médiatique et dans des conditions climatiques peu favorables, Jean Jules Kenfack à l’état civil, n’a pas le temps de se tourner les pouces. Si l’année 2018 a été très mouvementée avec une grosse tournée nationale aux côtés de rappeurs mondialement connus, 2019 s’annonce tout aussi riche et palpitante. Le rappeur de 29 ans aux paroles libres et sans détour est actuellement en studio pour livrer une mixtape, avant-goût de son nouvel album de 18 titres prévu pour cette année. Ce nouveau bébé qui fera certainement encore grincer des dents s’annonce plus explosif à travers des collaborations avec des grosses pointures de la musique urbaine et des remix de ses morceaux ayant rencontré un franc succès à travers le monde.

Considéré par ses pairs comme le rappeur le plus populaire et sans doute le plus influent de sa génération, le chanteur aux dreadlocks cumule plusieurs singles et albums à son compteur : « La bière c’est combien ici ? », le titre qui l’a dévoilé au grand public, « Ça sort comme ça sort » (celui qui lui aura valu son plus gros succès), « Ça a le goût », « Tuer pour tuer », « Ça ne rit pas », « Tu montes tu descends », « Toujours dedans », « Un bon plantain », « Voici alors la bosse », etc. Des titres qualifiés pour la plupart de choquants et de grossiers. En effet, même si la plume du rappeur trempe dans tous les encriers de la vie quotidienne, il n’en demeure pas moins qu’il subit des critiques acerbes. Il est même traité de mauvais exemple pour la jeunesse. En cause, son image de rappeur passionné par les soirées arrosées, pleines de belles femmes aux formes généreuses et aux tenues légères. Sans langue de bois et avec tout son cynisme, quitte à heurter la sensibilité de certains, l’artiste traite des sujets de la société sans tabou, ni maquillage et avec encore moins de déformation. « Ma musique fait une critique ouverte sur la société camerounaise et africaine en essayant d’exposer et de montrer la société telle qu’elle est réellement et telle qu’on la vit actuellement et non pas une société fantasmée. Je crois qu’il est temps qu’on arrête d’infantiliser la société, de faire croire aux gens que pour passer un message, il faut forcément passer par des canaux déjà établis », se défend le rappeur. Voilà qui est dit.

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