Le temps presse

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A chaque nouvelle saison sportive, c’est pratiquement la même appréhension: le championnat national d’élite et les clubs qui l’animent seront-ils prêts à temps pour désigner leurs représentants aux compétitions africaines organisées par la Confédération africaine de football ?

Par le passé, l’instance faîtière continentale a eu plusieurs fois maille à partir avec le Cameroun au sujet du calendrier de la saison. On se souvient déjà que l’année dernière, l’organisation tardive de la finale de la coupe du Cameroun par rapport au calendrier CAF avait entraîné des sanctions.

C’est ainsi que le Cameroun n’avait pas eu de deuxième représentant à la Coupe des confédérations de la CAF qui démarrait à la fin du mois de novembre. Eding Sport, vainqueur de la coupe du Cameroun, s’est trouvé dans l’impossibilité de défendre son titre au niveau africain. Alors que l’habitude de clôturer la saison sportive en décembre s’est installée durablement dans les esprits, il est pourtant indispensable que les instances en charge de l’organisation et de la gestion des compétitions sportives sur le plan national fassent l’effort de se conformer à la nouvelle donne, même s’ils ne maitrisent pas toujours tous les paramètres en temps réel.

Alors qu’on vient à peine d’évoquer les play-offs en vue de la désignation du champion en titre à l’issue de la phase régulière du championnat national professionnel Ligue 1 et que le tirage au sort des 32ème de finale de la Coupe du Cameroun, édition 2019 vient à peine d’être annoncé, on peut logiquement s’interroger sur les dispositions à prendre dès maintenant pour ne plus retomber dans les travers du passé. L’une des résolutions du Comité Exécutif de la CAF qui s’est tenu le 20 juillet 2017 à Rabat au Maroc est pourtant claire concernant les compétitions interclubs.

Il avait été ainsi convenu de maintenir le format actuel, mais de procéder à l'avenir à un changement de calendrier pour les compétitions qui devraient commencer à se dérouler des mois d'août à mai. Curieusement, la Ligue de football professionnel du Cameroun et la Fecafoot ont toujours eu le plus grand mal à arrimer le calendrier des compétitions nationales aux exigences de l’agenda continental.

Pour se mettre à l’abri de toute mauvaise surprise, les différentes structures compétentes en la matière gagneraient pourtant à accorder leurs violons en vue d’un respect scrupuleux du calendrier préétabli.

Le respect du chronogramme officiel est d’autant plus impératif que les représentants camerounais aux compétitions africaines devront désormais être connus avant la fin du mois de juin 2019. C’est dire que chaque jour qui passe compte énormément. Il n’y a plus de temps à perdre

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