Incendie à la Sonara : le rapport d’enquête déposé

La commission coiffée par Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie a rendu sa copie hier au Premier ministre, dans les délais prescrits.

Si pour le moment rien n’a filtré des résultats de l’enquête engagée quelques jours après l’incendie survenu à la Société nationale de raffinage le 31 mai 2019, le rapport a été déposé hier au Premier ministre, Joseph Dion Ngute. « Nous avions 30 jours pour boucler cette enquête et c’est que nous avons fait. Le rapport a été déposé au chef du gouvernement qui avait prescrit la procédure et nous restons à disposition, pour d’éventuelles clarifications ou travaux supplémentaires », indique Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie, président de la commission, ajoutant qu’il ne lui revient pas de divulguer les résultats de ladite enquête. 
Toutefois, on sait que la commission d’enquête, mise sur pied par le Premier ministre le 11 juin dernier, avait pour mission de déterminer les causes de l’incendie et de proposer les mesures permettant de prévenir les risques de survenance d’une telle catastrophe à l’avenir.  « Pour arriver aux résultats que nous avons transmis au chef du gouvernement, nous sommes allés autant de fois que nécessaire sur le site de la Sonara à Limbe ; nous  avons procédé à des interrogatoires d’au moins une soixantaine de personnels exploitants. Des confrontations ont eu lieu quand il le fallait », explique le Minee, quant à la méthode de travail adoptée. On se rappelle d’ailleurs que des responsables ont été interpellés. La commission s’est également appuyée sur des sources documentaires afin d’avoir des éléments de comparaison sur le fonctionnement de l’entreprise jusqu’à quelques heures avant l’incendie. « Cela nous a permis de savoir si des incidents avaient été enregistrés », poursuit Gaston Eloundou Essomba.  Au terme de 29 jours de travaux intenses donc, les conclusions de l’enquête sont sur la table de qui de droit, et ils sont nombreux, les Camerounais qui attendent d’en connaître le contenu. Mais de sources digne de foi affirment que la thèse d’un incendie accidentel, avancée au lendemain de l’incident reste inchangée. En attendant, la vie suit son cours à la Sonara. 
En effet, à ce jour, bien que le volet raffinerie soit à l’arrêt, les autres pans de la société, à savoir le stockage et la distribution continuent de tourner pour approvisionner le marché local en carburant. Ainsi, le volume de remplissage des camions citernes à partir du dépôt primaire de chargement de Limbe et en direction des régions du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Nord-Ouest, reste le même depuis l’incendie, à savoir 70 camions par jours. Conformément aux mesures annoncées par le gouvernement, les produits sont issus de l’importation et comme le précise le ministre, ce n’est pas nouveau, dans la mesure où la même procédure a été observée en 2018 durant les huit mois d’arrêt de fonctionnement de la Sonara.  
Pour ce qui est de la réhabilitation des quatre unités de production touchées par les flammes, un audit technique et financier est en cours pour déterminer avec exactitude ce qu’il y a lieu de faire, non seulement pour réparer les instruments consumés, mais aussi pour une meilleure sécurisation de l’entreprise en général. 
 

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