Extrême-Nord, Nord-Ouest et Sud-Ouest : croisade pour la paix

Réunis autour d’une plateforme, ils ont défini les actions à mettre en œuvre, au terme d’un atelier de deux jours vendredi dernier, organisé avec l’appui du Système des Nations unies.

Et si la solution passait par les jeunes, les femmes et le religieux ? Rien n’est à négliger en période de conflit pour trouver des solutions. C’est le leitmotiv de ces trois groupes d’acteurs venant d’organisations de la société, mais aussi journalistes et blogueurs,réunis autour d’une plateforme. Ils veulent surtout apporter leur contribution à la résolution pacifique des conflits dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Pendant deux jours, une trentaine d’entre eux se sont retrouvés à Yaoundé, au cours d’un atelier organisé par le Système des Nations unies. Objectif, contribuer à créer une ambiance générale d’empathie avec les victimes, d’apaisement du climat social, d’atténuation, voire d’arrêt, de la violence et des messages de haine dans les médias.
Loin d’un rendez-vous théorique, la rencontre ouverte jeudi dernier a permis à chaque participant de donner son appréhension du conflit. Mieux, d’être édifié sur les conséquences actuelles des conflits. D’une région à l’autre, elles diffèrent. De manière générale, elles se résument à des déplacements internes ; au coût de vie plus élevé dans certains centres urbains ; à la dépression et au traumatisme des victimes ; à des violences physiques et sexuelles ; à l’insécurité alimentaire ; à la radicalisation de la jeunesse; à la destruction des infrastructures de base, entre autres.
Actions envisagées
Les groupes d’acteurs réunis à Yaoundé ont formulé quelques actions à mettre en œuvre. Après avoir organisé une messe œcuménique pour la paix le 22 juin dernier à Buea, les religieux proposent de multiplier des prières et prédications pour la paix ; de renforcer les capacités des médiateurs religieux ; d’organiser une prière interreligieuse le 21 septembre prochain à l’occasion de la journée internationale de la paix. Réunies sous la bannière de « Mothers for Peace », les femmes ont lancé un appel à la paix le 25 juin dernier. Pour la suite, elles proposent de mener des activités de sensibilisation ; de panser les plaies et encadrer les victimes de ces conflits, sans oublier leur réinsertion sociale.
De leur côté, les jeunes ont engagé une campagne nationale de lutte contre les messages de haine dans les réseaux sociaux et les médias traditionnels le 15 juin. Comme actions, ils proposent de mobiliser les acteurs politiques pour formuler des résolutions de sortie de crise ; trouver des mesures appropriées pour la tenue d’un dialogue inclusif ; d’intensifier l’appel à la reprise des cours dans ces régions et d’inclure davantage les jeunes dans les sphères de décision et de gouvernance. Avant de mettre en œuvre ces propositions, la plateforme tient à se formaliser, consolider son plan d’action et le présenter aux autorités. A terme, la plateforme « Peace Crusaders » veut apporter sa main à la pâte pour un retour à la paix dans le pays.
 

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