Logement : Les loyers crèvent le plafond

Les prix et les conditions d’accès asphyxient les locataires de Douala

Elodie C. est dans tous ses états. Après avoir rénové à ses frais exclusifs la maison qu’elle loue depuis des années à Bonapriso, la propriétaire a augmenté le loyer de 30%, à peine les travaux terminés. Ce cas de surenchère n’est qu’un des nombreux désagréments subis par les locataires dans la ville de Douala. Désagréments parmi lesquels on retrouve aussi les exigences qui sont soumises à celui qui veut devenir locataire, comme de verser plusieurs mois de loyer et une de caution. « C’est une pratique illégale. Ce n’est écrit dans aucun texte réglementaire », explique Jacques Bandji, expert immobilier. Sauf que dans les faits, la pratique continue son bonhomme de chemin. Rosine K., par exemple, a dû recourir à divers prêts pour rassembler 1,045 million F exigé pour intégrer son nouveau logement à 95 000 F par mois à Akwa : neuf mois de loyer, un mois de caution et l’incontournable commission du démarcheur. L’autre désagrément, surtout pour ceux qui veulent vivre dans un quartier au centre de la ville, est l’espace proposé. Marc Alexandre N., travaillant à Bonanjo, a voulu se rapprocher de son lieu de service. Il a trouvé un studio à Deïdo- Bonantonè. Dans un espace exigu laissé à 65 000 F, il a dû renoncer à plusieurs meubles… dont son lit. Il ne faut pas croire que dans les quartiers plus éloignés du centre de Douala, les contraintes sont réduites. Le « confort » a un prix même à Bonabéri, Bonamoussadi, Makèpè, Village, Yassa... Parlant d’ailleurs de ce dernier quartier, situé à la sortie Est de la cité économique, et la recherche de logement ayant bénéficié du numérique, on peut lire une offre sur Facebook proposant des appartements de deux chambres à par...

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