Brexit : la pression monte

L’Union européenne somme le gouvernement britannique de lui soumettre un nouveau plan de sortie d’ici la fin du mois.

Alors qu’approche le 31 octobre 2019, date prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), le gouvernement britannique est sur la sellette. Dans un e-mail adressé hier au Premier ministre Boris Johnson, Antti Rinne, Premier ministre finlandais dont le pays assure la présidence tournante de l'UE somme ce dernier de proposer un nouveau plan de divorce avant la fin de septembre courant. «Le Royaume-Uni doit présenter une proposition écrite d'ici la fin du mois», écrit-il par la voix de son porte-parole. Cette sortie intervient au lendemain d’un échange qu’Antti Rinne a eu la veille à Paris en France sur la question avec le président français Emmanuel Macron qui partage la même position.

Mercredi, 18 septembre 2019 devant le Parlement européen, Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit pour l’UE, s’est montré particulièrement dur à l’endroit du Premier ministre britannique. «Il ne s'agit certainement pas de faire semblant de négocier». Invoquant au passage la crise de la vache folle, l’orateur a tenu à mettre en garde le Royaume-Uni quant à un retrait sans accord. «Tout animal vivant, tout produit, notamment les aliments, qui arrive en Irlande du Nord en provenance de Grande- Bretagne, entre sur le territoire irlandais et mécaniquement sur le marché danois ou polonais. Il nous faut donc faire des contrôles pour assurer la sécurité des consommateurs des 27. Nous n'avons pas la mémoire courte», a-t-il indiqué. «Les citoyens britanniques, comme les autres citoyens européens, ont droit à la vérité sur les conséquences du Brexit, toutes les conséquences qui sont beaucoup plus graves (...) que vous ne voulez bien le dire», a poursuivi Michel Barnier. Pour sa part, le Parlement européen s’est prononcé mercredi, à une très large majorité, en faveur d’une résolution soulignant que si Londres ne respecte pas ses obligations financières, l’Assemblée s’opposera à tout accord de sortie. Le gouvernement britannique à quant à lui fait le dos rond. «Nous présenterons des solutions écrites formelles quand nous serons prêts, et non en fonction d'une échéance artificielle», a rétorqué l’un des porte-parole de Boris Johnson. «Cependant, nous devons également nous préparer à un Brexit sans accord», a prévenu Antti Rinne. Les dirigeants des 28 pays membres de l’UE ont rendez-vous les 17 et 18 octobre à Bruxelles en Belgique, soit une dizaine de jours avant la date prévue pour le divorce.

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