L’espoir est permis

Les cancers ne sont plus synonymes de décès. Près de trois patients sur quatre survivent plus de cinq ans après le diagnostic. C’est là une nouvelle plutôt rassurante que confirment les experts en ce mois d’ « Octobre rose » dédié à une vaste campagne internationale de sensibilisation contre le cancer du sein. Oui, on peut guérir du cancer. Il y a 20 à 30 ans, cette affection faisait de nombreuses victimes. Mais aujourd'hui, le traitement est efficace à un fort taux de pourcentage en cas de détection précoce. Trois des quatre « tumeurs solides » – sur les organes – les plus fréquentes (prostate, sein et côlon-rectum) affichent des évolutions de leur survie à cinq ans « extrêmement significatives » et « positives », se félicitent  les spécialistes. Alors que 72 % des hommes à qui un cancer de la prostate a été diagnostiqué entre 1989 et 1993 étaient encore en vie cinq ans plus tard, cette proportion passe à 94 % pour ceux dont le diagnostic a été posé entre 2005 et 2010. Cette hausse spectaculaire de 22 points en quinze ans s’explique par une amélioration de la prise en charge thérapeutique et du dépistage de ce cancer à l’origine de milliers de décès en 2012.
Entre ces deux mêmes périodes, le pourcentage de survie après un diagnostic de cancer du sein enregistre une hausse de 7 points. Si 80 % des femmes à qui cette tumeur a été diagnostiquée entre 1989 et 1993 étaient toujours en vie cinq ans plus tard, elles sont 87 % parmi celles diagnostiquées entre 2005 et 2010. « Mais du fait de sa fréquence, le cancer du sein reste la première cause de décès par cancer chez la femme », tempèrent différents instituts de recherches. 
Selon les spécialistes, l’amélioration de la survie est plurifactorielle. Elle peut être liée à l’amélioration de la prise en charge des patients. Typiquement dans le cancer colorectal, on a une diminution de la morbi-mortalité péri-opératoire. Mais aussi, elle peut être due à l’innovation thérapeutique, comme dans le cancer du sein avec les anticorps anti HER-2 (2005) et dans le lymphome B avec les anticorps anti-CD20 (début 2000). On peut aussi évoquer des modifications de définition de certaines maladies, typiquement le myélome multiple où on fait un diagnostic plus précoce ou encore l’effet d’un dépistage plus précoce comme dans le cancer du sein et le cancer de la prostate. Ce qui illustre, encore une fois, l’importance de la prévention primaire (réduction des facteurs de risque tels que le tabac et l’alcool) et secondaire (dépistage).

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