Politique

Diplomatie : un rayonnement effectif

Le Cameroun a consolidé sa présence sur la scène diplomatique internationale.

Tenir son rang sur la scène internationale malgré les soubresauts de la conjoncture nationale. Tel était l’enjeu majeur de la diplomatie camerounaise au cours des 12 premiers mois du septennat des Grandes opportunités et partant des 37 dernières années de la présidence du chef de l’Etat, Paul Biya. 
Le Cameroun a relevé ce pari avec brio. Du 9 au 12 octobre à Lyon en France, le président de la République a activement participé à la 6e conférence de reconstitution des ressources  du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. L’importance de cette rencontre était d’autant plus capitale qu’il fallait collecter environ 8000 milliards de francs pour relancer le combat contre ces maladies. Le Cameroun a contribué à l’effort de relance en mettant à disposition une somme de trois milliards de francs dans le cadre du programme 2020-2022. L’autre grand moment du séjour du chef de l’Etat en France aura été la rencontre avec le président français, Emmanuel Macron. L’entretien entre les deux chefs d’Etat a semblé opportun pour évoquer le Grand dialogue national. Mais aussi pour faire un tour d’horizon de la coopération bilatérale et constater qu’elle se porte bien.
Autant la diplomatie camerounaise a rebondi sur la scène française, autant elle demeure active sur plusieurs plans. Le chef de l’Etat a reçu plusieurs hôtes de marque pour leur faire part de la position du Cameroun sur des questions d’intérêt national et international. Le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a également rencontré les chefs des missions diplomatiques. Parallèlement, des missions ont été dépêchées à l’étranger pour rencontrer les partenaires du Cameroun et les compatriotes de la diaspora. Les représentants du Cameroun auprès des pays amis et des organisations internationales ont également défendu les acquis du Cameroun. Dans cette offensive diplomatique, la concertation relative à la situation sécuritaire du pays qui s’est tenue le 13 mai 2019  au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies sous « la formule Arria » occupe une place particulière. Au cours de cette réunion initiée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la République dominicaine et plusieurs organisations opérant sur le terrain, tous les intervenants se sont prononcés en faveur de l’unité et de l’indivisibilité du Cameroun, mais aussi d’une aide accrue afin que le gouvernement puisse faire face à cette situation humanitaire.
Il y a lieu de relever que selon le Manuel des méthodes de travail de l’Organisation des Nations unies, les réunions sous la « formule Arria »,  du nom d’un ancien représentant permanent du Venezuela , Diego Arria, qui l’a inaugurée , sont des rencontres confidentielles et informelles. Elles permettent aux membres du Conseil  d’avoir des échanges avec des représentants des gouvernements et des organisations internationales sur des questions relevant de la responsabilité du Conseil de sécurité. 
Toujours est-il que la Nation camerounaise n’entend pas se contenter de ces avancées. Elle relève désormais le défi consistant à demeurer présent sur la scène. C’est dans ce sens que se justifie la participation du Cameroun à l’intronisation du nouvel empereur du Japon et au tout premier sommet Russie-Afrique. La moisson issue de la rencontre de Sotchi témoigne de la volonté du gouvernement de consolider le nouvel élan de la diplomatie camerounaise et de diversifier ses partenaires. 
 

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