Interview: «Nous voulons être numéro deux de la scène politique»

Dr Pierre Flambeau Ngayap, sénateur du Littoral, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès (UNDP)

 

Monsieur le sénateur, quelle évaluation faites-vous de votre participation en tant que représentant du peuple et de l’UNDP au Sénat ?

Vaste question. En quelques mots, j’ai placé mon mandat au Sénat sous le signe de la modernisation de l’institution parlementaire. Modernisation dans le cadre des missions constitutionnelles du Parlement et spécifiquement de celles du Sénat. Comme vous le savez, les deux missions constitutionnelles du Parlement sont de voter les lois et de contrôler l’action du gouvernement. Le Sénat a, en plus, la mission de représenter les collectivités territoriales décentralisées. S’agissant de la mission de voter les lois, mon combat au Sénat se situe à deux niveaux : enraciner la culture du débat et faire respecter les procédures législatives.

Concernant l’enracinement de la culture du débat, j’interviens dans tous les débats initiés dans le cadre de la discussion générale des textes et de la discussion des articles. J’interviens même en amont dans le cadre de la conférence des présidents qui statue sur la recevabilité des textes déposés sur le bureau de la Haute assemblée. En tant que représentant de l’UNDP, je me réjouis de la grande maturité des sénateurs qui ont toujours accepté toutes les idées de bon sens, sans considération de leur origine, c’est-à-dire sans se demander si elles sont portées par un sénateur de tel ou tel bord politique. Le fait que l’UNDP soit minoritaire au Sénat n’a donc jamais constitué un réel handicap pour faire adhérer la Haute chambre à mes idées. Le Sénat mérite réellement l’appellation de Chambre des sages.

Quel regard portez-vous sur l’alliance UNDP-RDPC dans le cadre de la vie parlementaire ?

Cette alliance n’est pas spécialement visible au Sénat puisque, comme je l’ai indiqué, lorsque j’émets une idée ou fais un amendement à un projet de loi, idée ou amendement qui est de bon sens, ce ne sont pas seulement les sénateurs du RDPC, l’allié de l’UNDP, qui l’approuvent. Les sénateurs de toutes obédiences la jugent sans considération de l’appartenance politique de son auteur. Le rappel de l’alliance RDPC-UNDP est plus souvent évoqué plus à titre anecdotique et dans le cadre des relations civilisées entre sénateurs des deux partis, que pour un accord politique concret sur le vote d’une quelconque loi.

En vue des prochaines échéances électorales, comment animez-vous les structures de base de l’UNDP pour une bonne performance ?

Nos organes de base ont été suffisamment sensibilisés au cours des dernières années sur l’importance de l’organisation du parti comme condition indispensable à la préparation des élections. A côté de l’organisation qui passe par le renouvellement des organes de base, la direction de l’UNDP attache un grand prix au suivi des inscriptions des militants et sympathisants du parti sur les listes électorales. Le bilan de ces actions sera fait lors de notre sixième congrès qui se tiendra au début de l’année prochaine. Ce congrès donnera certainement le coup d’envoi de la mobilisation de l’ensemble des organes et des militants du parti pour les élections de l’année suivante, 2018. Notre ambition est de quitter la troisième place que nous occupons sur la scène politique depuis vingt-cinq ans pour occuper au moins la deuxième place. Les élections de 2018 constitueront le premier test pour ce défi.

 

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