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Intégration sous régionale : il faut accélérer les mécanismes

En se séparant vendredi dernier à Yaoundé, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), réunis en session extraordinaire, ont « renouvelé leur engagement solidaire visant à faire de la CEMAC un espace économique émergent à travers l’accélération de la réalisation des infrastructures d’intégration nécessaires à la promotion d’un développement économique et social inclusif ». Et à ce jour, 12 projets intégrateurs prioritaires, ayant déjà un bon état de maturité, sur les 84 recensés ont été retenus par le Comité de pilotage du Programme de réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC). Ils portent globalement sur cinq principaux axes que sont les corridors régionaux de transport, la production et l’interconnexion énergétique, le marché unique, la libre circulation des biens, des services et des personnes, le capital humain et la diversification économique. La construction des voies routières représente 50% du portefeuille de ces projets alors que les aménagements et extensions électriques comptent pour 16,66%. Idem pour les infrastructures portuaires. Quant au numérique et au développement du capital humain, chacun de ces axes prioritaires représente 8,33% des 20820 milliards de F budgétisés par la CEMAC pour renforcer son intégration.  Dans les détails, il s’agit de : La transnationale Cameroun-Guinée Équatoriale par Kribi-Campo, l’interconnexion électrique Tchad-Cameroun, l’interconnexion Cameroun-Cemac par fibre optique. La construction du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjamena et de deux ports secs (Beloko en RCA et Dolisie au Congo font aussi partie de ce vaste programme. Tout comme la construction de la voie express Lolabe-Campo, de la route Kogo-Akurenam, de la route Ndende-Doussala, la route Mbairoko – Bendja -Bekoninga frontière RCA, l’aménagement hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques, mais aussi l’Université inter-États Cameroun-Congo.
C’est donc pour pouvoir accélérer leur réalisation que les plus hautes instances de la Communauté se sont récemment lancées dans une levée de fonds, notamment auprès de la Banque mondiale. Il est à noter que certains  des projets intégrateurs de la CEMAC, dans les domaines de l’électricité, de la fibre optique et des infrastructures portuaires, sont de nature à intéresser des investisseurs pour la structuration des partenariats publics et privés. D’où le regard tourné vers la Société financière internationale, structure de la BM chargée du secteur privé. 
L’impact attendu de l’exécution de ces douze projets est sans aucun doute l’optimisation des conditions de déplacement en temps et en coût et une augmentation du volume du trafic passager et des marchandises entre les Etats membres. D’ici 2021, l’intégration physique de l’espace communautaire et la facilitation des transports devrait permettre de doper de plus de 30% les échanges commerciaux au sein de la CEMAC. Le transport des marchandises entre les ports maritimes existants mais congestionnés, comme celui de Douala,  et les grands centres de consommation enclavés comme N’Djamena et Bangui devrait également être fluidifié. Cinq millions de personnes supplémentaires auront accès à une électricité grâce plus stable et bon marché. 

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