Double scrutin et fêtes de fin d’année : maillage sécuritaire serré

En ouvrant la réunion spéciale d’évaluation de la situation sécuritaire lundi, 2 décembre 2019 à Yaoundé, le Mindef, Joseph Beti Assomo a annoncé la mise sur pied d’un plan de sécurisation de ces évènements.

Ce qui se prépare au Cameroun, à savoir le double scrutin du 9 février 2020 et les fêtes de fin d’année, est perçu de manière particulière par les forces de défense et de sécurité. « Un challenge important et historique », a noté lundi, 2 décembre 2019 le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo. C’était à l’ouverture de la réunion spéciale d’évaluation de la situation sécuritaire du pays, qui se tient sur instructions du chef de l’Etat, chef des Forces armées. Les forces de défense et de sécurité sont donc mobilisées, a souligné le Mindef, pour jouer leur rôle, « dans la neutralité et le professionnalisme ». Ainsi, il sera question, à travers un plan de sécurisation qui sera mis sur pied, d’assurer le bon déroulement du processus électoral sur l’ensemble du territoire national. Ce plan devra intégrer les périodes pré et post-électorales (l’acheminement du matériel électoral et des procès-verbaux), le jour du vote, jusqu’à la proclamation des résultats. C’est ce même maillage qui devra également être déployé pour assurer le déroulement harmonieux des fêtes de fin d’année et de nouvel an.

Le contexte de cette réunion spéciale est bien pris en compte par les autorités militaires. En effet, la secte Boko Haram, bien qu’affaiblie dans la région de l’Extrême-Nord, reste dangereuse. Ce qui nécessite une vigilance soutenue. Sur un tout autre front, l’armée assure, dans le respect des droits fondamentaux, l’intégrité du territoire face aux attaques sécessionnistes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les forces de défense et de sécurité qui sont également impliquées dans l’encadrement des populations déplacées. Ces dernières retrouvent progressivement leurs villages respectifs, au lendemain du Grand dialogue national. A cet égard, Joseph Beti Assomo a rappelé la nécessité de renforcer la synergie avec les populations, les autorités administratives et toutes les autres bonnes volontés.

Cette rencontre a connu la présence du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de sécurité, du délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelé, des secrétaires d’Etat auprès du ministre de la Défense. Il y avait également le chef d’état-major des armées, les chefs d’états-majors centraux et le commandant du Corps national de sapeurs-pompiers. La concertation était également élargie aux officiers généraux, commandants de toutes les régions militaires interarmées et commandants de toutes les régions de gendarmerie, et officiers, commandants des diverses opérations militaires.

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