Auto-écoles : questions autour du profil des formateurs

D’une structure à l’autre, les parcours diffèrent. Les uns ont suivi des formations spécifiques et les autres ont appris par expérience.

C’est à pied que Ghislaine et Paulin rejoignent l’auto-école ce mercredi matin au lieu dit Biyem-Assi école. Ils viennent de boucler un mois de cours théoriques et vont passer à la pratique. Ce matin, c’est au volant du véhicule que le cours se poursuit. Avec le moniteur, ils vont parcourir quelques artères de la ville de Yaoundé. En attendant, il faut avoir le quitus de la responsable de l’auto-école, par ailleurs responsable de la formation théorique. « Je leur ai déjà appris les notions essentielles. La suite se fera avec à bord de la voiture. C’est aussi là qu’ils posent le plus de questions pour comprendre », explique Nadège Abomo, responsable des cours théoriques.
A 500 mètres de là, au carrefour Acacia, l’offre d’une autre auto-école n’est pas si différente. Deux séances de cours théoriques et trois pour la pratique. « Il faut suivre au moins trois séances avant d’aller en voiture », explique Joyce T., responsable des inscriptions. Ici, la salle de formation est plus spacieuse et affiche, près du tableau, différents panneaux de signalisation. Otto Thaddée Ndjicki en a fait de même dans la salle de cours théoriques de son auto-école. Dans cette structure qu’il a ouverte en 2017 au carrefour Mvog-Mbi, il brandit fièrement son diplôme de moniteur d’auto-école. « J’ai suivi une formation d’un an avec soutenance devant un jury et délivrance d’un diplôme par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Sur cette base, je travaille mieux », dit-il. Selon lui, ce qui importe est la maîtrise du Code de la route par l’apprenant, quel que soit le background du formateur.
Nadège Abomo se félicite d’ailleurs de son profil d’enseignante à la base. « Je suis passée par l’Ecole normale des instituteurs de l’enseignement technique, ce qui m’a permis de maîtriser la pédagogie. Je m’en sers ici pour les apprenants », déclare-t-elle. Formée sur le tas, elle a acquis ses connaissances en assistant aux cours dispensés par son prédécesseur à ce poste. D’un centre à l’autre, les contenus semblent les mêmes. Même si les documents vendus aux apprenants diffèrent. Tous veillent par ailleurs à afficher le calendrier des examens signés par le ministre des Transports, ainsi que les conditions et l’autorisation d’ouverture de ces centres. Dès lors, le match se joue dans les tarifs proposés pour les formations normales, accélérées ou prestiges, ainsi que le temps consacré aux apprenants.
 

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