Bilan diplomatique d'Obama : résolument ouvert

Le président Barack Obama, a imprégné la diplomatie des Etats-Unis d’Amérique de  son pragmatisme.

 

La signature de l’accord sur le nucléaire iranien le 14 juillet 2015 n’était pas du tout acquise. C’est l’arrivée de Barack Obama au pouvoir qui a relancé le processus de négociations entamé en 2002 entre l’Iran et les pays du groupe P5 + 1 à savoir les Etats-Unis d’Amérique, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Ce n’est pas du tout un hasard  s’il n’est intervenu qu’au bout de 13 ans de négociations et d’un blocus international ayant laissé l’économie iranienne exsangue. 

Entériné par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) du 20 juillet 2015, l’objectif global de cet accord était de s’assurer que le programme nucléaire iranien est pacifique. Un régime renforcé d’inspection a été appliqué par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon l’esprit de l’accord basé sur la vérification plutôt que sur la confiance. En contrepartie, les sanctions adoptées par  l’Union européenne et les Etats-Unis à son encontre ont été levées dès la mise en œuvre des  engagements de l’Iran. Laquelle a été attestée par un rapport de l’AIEA. La même procédure a été suivie pour lever les 6 résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU contre l’Iran permettant ainsi  à cette nation de s’ouvrir  véritablement de nouveau  au monde extérieur.

La normalisation des relations diplomatiques entre les Etats-Unis d’Amérique et Cuba survient également au bout d’un long processus ayant été notamment ponctué par la médiation du Vatican. De nombreux observateurs se souviennent qu’en  1961, les deux nations avaient rompu leurs rapports à la suite de l’opération calamiteuse de la baie des cochons. La rupture des relations diplomatiques avait été suivie d’un embargo économique et commercial particulièrement difficile pour l’île.

Lorsque le 1er juillet 2015, les présidents américain, Barack Obama, et cubain, Raul Castro ont annoncé le rapprochement entre leurs deux pays, ils mettaient fin à plus d’un demi-siècle d’incompréhension. Depuis lors, de nombreux actes ont été posés pour consolider le rapprochement entre Washington et La Havane. Le nom de Cuba a été retiré de la liste noire  des Etats soutenant le terrorisme. L’ambassade cubaine a été rouverte à Washington. L’ambassade américaine est opérationnelle à La Havane. Les deux chefs d’Etat  se sont rendu visite. Pour consolider la dynamique de rapprochement, il reste probablement la levée de  l’embargo économique américain sur Cuba.

Seulement, tout n’a pas été rose au plan diplomatique pour le président américain sortant. Sous son magistère, les relations américano-russes ont connu l’un des plus graves  refroidissements depuis la fin de la guerre froide en 1991, notamment à cause de l’opposition des deux  superpuissances sur les conflits syrien et ukrainien. On peut également regretter que le chef de l’exécutif américain n’ait pas pu concrétiser le retrait des troupes américaines du bourbier irakien.      

 

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