Yaoundé : Messi Atangana sur les trottoirs

Le maire de la ville est allé sensibiliser les occupants anarchiques sur l’axe Poste centrale-Mvog-Mbi.

Luc Messi Atangana ne lève pas la voix, mais il est ferme. Mercredi sur l’axe Poste centrale-Mvog-Mbi, il a tracé la ligne rouge. Tous ceux qui ont empiété sur le trottoir doivent dégager. Les commerçants étaient partagés entre curiosité (pour celui qui remplace GilbertTsimi Evouna), admiration (pour celui qui parle posément) et crainte. Le tout nouveau maire de la ville a justement prononcé le célèbre verbe : casser. « Vous devez libérer les emprises et permettre que les piétons circulent librement. Mes services vous aideront à casser ce qui déborde », explique-t-il à un tenancier de boutiques au carrefour Mvog-Mbi. En fait, il a fait remarquer que « les eaux usées qui coulent devant la boutique passent déjà sous une petite dalle posée par l’exploitant des lieux ». Il a rallongé sa véranda, en réduisant le trottoir. Du coup, son espace commercial est élargi. Ce que Luc Messi Atangana ne veut pas. 
Même les vanniers qui meublent le carrefour Mvog-Mbi sont dans le viseur du maire de la ville. Ils doivent bien ranger leurs œuvres, libérer les espaces de travail des déchets qui les jonchent. « Ça ne présente pas bien. On va vous trouver des bacs pour faciliter le nettoyage », propose le maire aux vanniers. A la station Total, il prescrit l’aménagement des espaces verts. Luc Messi Atangana demande aussi de canaliser les eaux noires et sales qui ruissellent des abords. Quant aux murs défraîchis, il faudra faire quelque chose. Le maire a indiqué qu’une couleur uniforme sera proposée dans les prochains jours à tous les occupants de cet axe. « Il ne faudra pas résister hein ? », négocie-t-il avec les citadins.
La grande fourmilière reste le marché Mvog-Mbi. Précisément l’axe carrefour Mvog-Mbi-Rond-point Atangana Mballa. Luc Messi Atangana y était. Accompagné par le chef du village qui abrite cet espace marchand. Il a vu comment presque tout est sur la chaussée. Les boutiques rallongées, les marchandises débordantes, la circulation même des piétons presqu’impossible. Aux vendeurs de silures, de viandes de tomates installés allégrement sur la chaussée, il a juste lancé, d’un ton ferme : « Asprès moi, vous devez libérer ! »
Luc Messi Atangana a le cœur à l’ouvrage. Il arrive au bureau chaque matin au plus tard à 7h30 et repart presque en début de soirée. D’après ses collaborateurs, le maire a fait le tour des différents services de la Communauté urbaine. « Il pose beaucoup de questions et parle peu », commente un de ses collaborateurs.    

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