Lutte contre la vie chère : les responsables de marchés interpellés

Il leur est demandé de sensibiliser les revendeurs contre l’augmentation des produits vivriers.

Dix petits citrons vendus à 2000 F et un morceau de gingembre proposé à 200 F dans les marchés de Yaoundé. Les tas de citron de 200 F et de 500 F de citron sont de plus en plus rares. En plus, les prix d’autres denrées vivrières comme le chou, la banane-plantain, le macabo et les pommes de terre ont grimpé.
Profitant de la crise sanitaire qui prévaut actuellement, les « bayam-sellam » ont créé une inflation injustifiée dans les marchés. Une situation qui devient intenable pour les ménagères qui dénoncent cet état de choses. « Il y a encore deux semaines les prix de ces produits étaient abordables. Aujourd’hui, ils sont intouchables », se plaint Marie-Claire Manga, une ménagère. 
Pour freiner ce phénomène, le délégué départemental du Commerce pour le Centre, Joseph-Pierre Zambo Manga a tenu une concertation vendredi à Yaoundé avec les présidents des associations des marchés du Mfoundi.  Il leur a été demandé de s’associer au mouvement de lutte contre la vie chère engagée par le ministère en sensibilisant les revendeuses. « L’objectif de cette rencontre est de les amener à ramener les choses à la normale en pratiquant des prix honnêtes et loyaux », explique Joseph-Pierre Zambo Manga. L’état de salubrité dans ces espaces marchands de même que les conditions de présentation des produits étaient également au menu des discussions. 
S’agissant du problème d’inflation de certains produits vivriers, les responsables de marchés sont formels. Il est inadmissible que les « bayam-sellam » profitent de la situation pour faire de la surenchère. A ce propos, le président du syndicat des marchés, Pierre Zambo indique qu’ils vont apporter leur soutien en sensibilisant les vendeurs. Il relève néanmoins que les grossistes n’associent pas souvent les détaillants dans la négociation de prix des produits. « Pour mieux lutter contre ce phénomène, il est important que nous soyons tous d’accord sur ce point », soutient-il. Au nom des revendeurs, les encadreurs des marchés du Mfoundi ont également sollicité la reprise des marchés de proximité à travers la ville ainsi que le retour des subventions jadis accordées aux  détaillants. Revenant sur le transport, Dorothée Ngono, le chef de l’association des revendeuses au marché Mokolo explique qu’il est excessif pour la « bayam-sellam ». Concernant la propreté dans les espaces marchands, les responsables parlent d’un début de prise conscience des marchands. « On respecte de plus en plus les horaires d’ouverture et le temps de propreté », rassurent-ils.   
 

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