Croix-rouge camerounaise : la reconnaissance constante

Alors qu’elle s’apprête à souffler sur sa 60e bougie, l’organisation vient de bénéficier d’une nouvelle gratitude des pouvoirs publics.

Heureuse coïncidence pour la Croix-rouge camerounaise (CRC). A un mois de la commémoration du 60e anniversaire de son existence, elle a bénéficié avant-hier d’une reconnaissance d’utilité publique, à la suite d’un décret signé par le président de la République. La troisième depuis sa création le 30 avril 1960. « Il s’agit d’une spécificité des sociétés nationales de la Croix-rouge qui doivent renouveler cette reconnaissance tous les dix ans », précise Jean Urbain Zoa, le secrétaire général. Les deux premières sont survenues le 9 janvier 1963 et le 12 octobre 1970. Il a donc fallu attendre encore un demi-siècle pour voir signer le décret présidentiel d’hier « pour une demande qui a été introduite il y a un mois environ ». Au siège de la CRC, l’activité était normale, même si de l’avis du secrétaire général, cet acte du président de la République va apporter un plus dans le fonctionnement, notamment dans les échanges avec les principaux partenaires. « Nous ne pouvions pas aspirer à bénéficier de financements extérieurs de la part de partenaires qui exige une reconnaissance qui date de moins de dix ans.
La Croix-rouge camerounaise est ainsi l’une des 192 sociétés du genre implantées dans le monde et qui mène ses activités au Cameroun dans le strict respect des sept piliers qui guident son action : humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité. Aujourd’hui, la CRC qui est présente dans les 58 départements du Cameroun et quelques 320 arrondissements affiche plus de 50 000 volontaires à travers le territoire national. « Outre les comités départementaux et d’arrondissements, nous avons également des clubs dans les lycées et établissements d’enseignement supérieur et des brigades dans les écoles », souligne Jean Urbain Zoa. Le but ici étant d’initier les jeunes à la notion de volontariat. Actuellement, précise-t-il, la Croix-rouge camerounaise conduit ses activités auprès des réfugiés centrafricains dans la région de l’Est, auprès des déplacés internes du fait des exactions de la secte terroriste Boko Haram dans l’Extrême-Nord. Elle apporte en outre son assistance aux populations déplacées dans le cadre de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Dans le cadre de la lutte menée par les pouvoirs publics contre la propagation de la pandémie du corona virus, le secrétaire général de la CRC indique que ce sont 200 volontaires qui sont actuellement mobilisés à Yaoundé et environ 400 à Douala dans le cadre de la campagne de vulgarisation du lavage des mains, aux côtés des collectivités territoriales décentralisées. Celle-ci est appelée à s’étendre dans la région de l’Ouest et dans les autres régions du pays. Toutefois, la Croix-Rouge camerounaise n’oublie pas son activité principale qui est la formation de la population aux gestes de premiers secours pour faire face aux accidents et autres calamités qui peuvent survenir. Association à but humanitaire, la Croix-rouge camerounaise a en son sein un hôpital. Trois présidents se sont succédé à sa tête depuis sa création en 1960. Cécile Akame Mfoumou, en poste depuis 2017 est la première femme à occuper le poste.
 

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