Sacrifice minimum pour tous

La flambée de la maladie à coronavirus  a bouleversé nos vies, nos habitudes et nos activités socio-professionnelles. Aucune partie du monde n’est épargnée par cette pandémie qui n’a pas fini de compter ses victimes. Au Cameroun, le gouvernement a opté, pour le moment, pour des mesures de restriction qui permettent à l’administration de fonctionner et à la plupart des commerces de tourner.  C’est dans cette optique de veille sanitaire que le ministre des Transports a prescrit la limitation des places dans les bus et taxis assurant le transport des personnes entre et à l’intérieur des villes. Cette mesure participe de la distanciation sociale recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé et le gouvernement pour se mettre à l’abri du Covid-19. Dans la plénitude de sa souveraineté, l’Etat est en droit d’imposer un confinement total, synonyme d’arrêt total de toutes les activités socio-économiques comme c’est le cas ailleurs dans certains pays plus ou moins proches de nous. D’ailleurs cette option n’est pas définitivement  écartée si l’évolution de la pandémie le recommande. Les pouvoirs publics sont bien conscients des implications socio-économiques d’un durcissement des mesures anti-Covid 19.
Qu’on le comprenne bien. Les mesures de restriction édictées par le gouvernement mais qui sont en réalité imposées par la propagation du Covid-19 n’épargnent personne. Elles impactent négativement toutes les activités de la vie quotidienne. L’Etat qui continue d’assurer ses missions régaliennes se voit privé d’importantes ressources douanières et fiscales du fait de la baisse des importations et du ralentissement de l’activité économique. Ici et ailleurs, certaines entreprises ont momentanément mis la clé sous le paillasson. D’autres ont été contraintes de délester les effectifs des employés. L’urgence sanitaire dans laquelle nous sommes tous plongés, impose un minimum de sacrifice à chacun des acteurs du corps social. Y compris les opérateurs du secteur des transports. 
Nul ne peut ignorer le choc économique que charrient les mesures de restriction sur l’activité des transporteurs. Que ces derniers fassent connaitre leurs revendications au gouvernement est tout à fait légitime. D’ailleurs, le gouvernement s’est toujours montré accessible et réceptif à  leurs griefs et doléances. Les rencontres organisées ces derniers jours par le ministre des Transports et le Secrétaire général des services du Premier ministre avec les syndicats des transporteurs participent de cette volonté d’ouverture et du dialogue social. Seulement, certaines de ces revendications laissent songeur. Si l’on veut par exemple comprendre la demande liée à l’allègement des taxes ou à la réduction du prix du carburant, il est totalement inadmissible de vouloir remettre en cause certaines mesures de restriction à l’instar de la réduction du nombre de places dans les taxis. Le train de mesures prescrites par le chef de l’Etat et mises en œuvre par le gouvernement est dicté par l’ampleur de la maladie. 
Les transporteurs devraient donc faire preuve de patriotisme et de compréhension afin de  permettre au gouvernement d’examiner la faisabilité de certaines de leurs revendications tout  en poursuivant sereinement le combat contre le covid-19. Il est temps de fédérer les efforts pour bouter ce « mauvais sort » hors du Cameroun. L’heure est donc à la solidarité nationale. Et non aux manœuvres de coterie syndicale.
 

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