Service public : une nécessité absolue

Pour freiner la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19) au Cameroun, le gouvernement recommande le respect de nombreuses mesures-barrières telles que le port obligatoire du masque de protection dans les espaces ouverts au public, le respect de la distanciation sociale, le lavage régulier des mains avec de l’eau coulante et du savon, la désinfection régulière des mains avec un gel hydro-alcoolique en attendant de les laver, l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes, etc. L’application de toutes ces mesures, on s’en doute, bouleverse notre quotidien et notre manière de travailler. Car malgré la peur ou la panique que ce virus pernicieux provoque, il faut bien que le travail se poursuive afin que le pays ne soit pas à l’arrêt complet.                                                                                          C’est pour cette raison que dans son message à la Nation, le 19 mai 2020, le président de la République, Paul Biya a invité le gouvernement à continuer à se mobiliser comme il l’a fait depuis le début de cette crise sanitaire. Dans un contexte social inédit, ajoute le chef de l’Etat, il devra en particulier se montrer ingénieux et inventif pour maintenir nos équilibres financiers, contenir le taux d’inflation, assurer la continuité du service public, notamment dans le secteur éducatif, et réguler l’activité économique de manière à sauvegarder la stabilité et la paix sociale.                                                                                                                                        

En instruisant ses collaborateurs d’œuvrer pour la continuité du service public qui est une activité exercée directement par l’autorité publique ou sous son contrôle dans le but de satisfaire un besoin d’intérêt général, Paul Biya leur rappelle ainsi l’un des grands principes auxquels sont soumises les missions de service public à savoir, la continuité, à côté de la mutabilité et de l’égalité. En invoquant en particulier le principe de continuité, le chef de l’Etat veut insister sur la nécessité pour les services publics non seulement de rester ouverts, mais surtout de continuer à fonctionner normalement pour satisfaire les besoins collectifs, en dépit de la menace que fait planer la pandémie sur la santé des agents publics et sur celle des usagers. Le confinement n’ayant pas eu lieu, il est plutôt question de s’organiser en respectant les mesures de restriction édictées pour que l’activité dans différentes administrations publiques et démembrements de l’Etat ne soit pas interrompue. On peut observer ici et là que différentes pratiques innovantes sont apparues, à l’instar du télétravail ou de la rotation des effectifs dans les administrations et les entreprises. Le tout, dans le but d’éviter des contacts très rapprochés et fréquents entre acteurs sur le lieu du travail. Ces changements dans la manière de travailler s’inscrivent d’ailleurs dans la logique d’un autre principe-clé du service public : la mutabilité. Le principe de mutabilité ou d'adaptation est lui-même lié à celui de continuité. En d’autres termes, l’administration doit continuellement s’adapter aux changements qu’imposent l’environnement, les évolutions de l’intérêt général et les besoins de la collectivité. Le service devant être continu, il doit évoluer en fonction des nouvelles circonstances de son exercice comme c’est le cas avec le Covid-19 actuellement.                                                                                                                        

Enfin, en s’adressant à ses compatriotes, le président de la République a cité spécialement le service public du secteur éducatif. Un choix qui n’est pas anodin quand on sait que dans le cadre de la reprise de l’école à la date indicative du 1er juin 2020, il a été demandé aux ministres en charge du secteur éducatif de prendre toutes les mesures utiles et nécessaires visant à rendre disponibles, à l’entrée de chaque établissement public ou privé, scolaire et universitaire, les kits sanitaires requis tels que les gels hydro-alcooliques, les thermoflashs, les bacs à laver les mains. Le port du masque de protection demeurant obligatoire pour les élèves, les étudiants et le personnel d’encadrement dans les enceintes scolaires et les campus universitaires.

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