Procès maurice kamto,FESPACO, déscentralisation au cameroun, nord west crisis

Commentaires

Un an de plus et nouvelle opportunité !

Le Cameroun tout entier était suspendu aux lèvres du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) réuni hier au Caire en Egypte pour statuer sur le maintien ou non du calendrier des différentes compétitions déjà programmées. La fumée blanche issue du conclave ne laisse plus lieu à aucun doute. Les deux grands rendez-vous sportifs que le Cameroun s’apprête à accueillir auront bien lieu mais à des dates différentes. Il y aura comme un jeu de chaises musicales entre le Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2020) initialement prévu au mois d’avril dernier et qui se tiendra en janvier 2021, date programmée pour le coup d’envoi de la CAN 2021 qui a quant à lui été reporté d’un an. Alors que les commentaires vont bon train, il y a lieu de relever, pour s’en féliciter, qu’aucun des deux tournois majeurs n’ait été retiré au pays des Lions indomptables. Par ailleurs l’objectivité commande de reconnaitre que ce nouveau « glissement » n’est pas forcément lié aux difficultés que rencontrerait le pays d’accueil (même si des obstacles ne manquent pas) mais plutôt aux contraintes de l’environnement international marqué par la pandémie du nouveau corona- virus qui a amené l’instance faitière du football mondial (Fifa) à différer la programmation de quelques grandes compétitions majeures. Après la vive émotion qu’avait suscité le report de l’organisation de la CAN pour le Cameroun, la décision du Comité exécutif de la CAF ne peut laisser personne indifférent. Même si la pilule peut paraître difficile à avaler pour de nombreux supporters qui piaffaient déjà d’impatience et s’apprêtaient à réserver un accueil mémorable au gotha du football africain, il faut savoir raison garder. On peut d’ailleurs se consoler du fait que nous ne sommes pas le seul pays-hôte d’une grande compétition sportive concerné par une telle mesure. On se rappelle qu’au mois de mars dernier, le championnat d'Europe de football prévu au cours de cette année (UEFA Euro 2020), préalablement programmé du 12 juin 2020 au 12 juillet 2020, avait été reporté du 11 juin au 11 juillet 2021, en raison de la pandémie de Covid-19. Décision entérinée plus tard par la Fifa. Bon à savoir, malgré le renvoi, la dénomination officielle de l’Euro 2020 n’a pas changé. Il est probable qu’il en soit de même pour la CAN 2021 dont le nouveau « glissement est lui aussi lié à un cas de force majeure. On ne s’attardera pas outre sur le verdict qui vient d’être prononcé. Pour l’instant, le plus important est de savoir comment sera gérée la suite. Pour une compétition d’envergure comme la CAN, la question des infrastructures demeure d’actualité. Au cours des derniers mois, le gouvernement a mis des bouchées doubles pour rattraper les retards sur plusieurs chantiers. Les multiples descentes sur le terrain du ministre des Sports ont permis d’évaluer l’état d’avancement des travaux ; qu’il s’agisse des stades, des hôtels, des voies d’accès, de l’électricité, d’internet, etc. A bien y regarder, le report de la CAN 2021 peut être considéré comme un mal pour un bien. Il nous appartient de mettre à profit les délais supplémentaires pour engager les derniers travaux de finition sur les différents chantiers en se disant que demain c’est aujourd’hui. Le CHAN prévu dans juste 6 mois sera déjà un bon indicateur de notre capacité à respecter les délais, la CAN 2021 venant servir de couronnement à tous les efforts déjà engagés. Autant dire que ce nouveau glissement de date met à nouveau le Cameroun face à ses responsabilités. Désormais, on n’aura plus la moindre excuse en cas d’un manquement quelconque .

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps