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Au cœur de nos vies

La nouvelle a certainement fait l’effet d’une perfusion salvatrice au sein du corps médical vendredi dernier. Le président de la République a décidé de poser un acte marquant, après avoir verbalement salué l’engagement exemplaire et le courage des médecins, infirmiers et autres personnels des formations sanitaires camerounaises dans le combat acharné que la planète entière mène depuis plusieurs mois contre la pandémie de Covid-19. Après les mots de félicitations du 19 mai dernier, dans son message à la Nation, Paul Biya a relevé l’âge de départ à la retraite des fonctionnaires des corps de la santé publique, mais aussi celui du personnel médical et paramédical de l’Etat relevant du Code du travail. Désormais ce sera 60 ans pour les uns et 55 ans pour les autres, en fonction des catégories. Soit cinq ans de plus que les anciennes dispositions. Ces mesures permettent au corps médical de l’Etat d’exercer un peu plus longtemps.  Preuve d’une confiance et d’une estime réelles, à l’instar des égards du même type, dont bénéficiaient déjà d’autres corps de la Fonction publique nationale (magistrats, enseignants, entre autres). Ce relèvement de l’âge de la retraite est un message clair qu’on peut se risquer à traduire par ces mots pleins de considération : la Nation reconnaît vos efforts, votre dévouement et votre engagement. Elle a donc besoin de vous aussi longtemps que possible. Une telle reconnaissance est tout sauf exagérée. Les médecins, infirmiers, personnel médical et paramédical n’ont nullement volé cette affection que leur exprime ainsi la Nation, à travers le président de la République. En réalité, le chef de l’Etat ne fait que traduire en une mesure concrète d’encouragement et de gratitude que lui confèrent ses prérogatives, le sentiment général de l’ensemble des fils et filles du Cameroun. Un sentiment de sécurité et d’apaisement développé au regard de l’action du corps médical et paramédical depuis que le Cameroun, comme pratiquement tous les pays du monde, affronte la dure réalité de la pandémie de Covid-19. Ceux qui ont vécu de près cette maladie, peuvent en témoigner : le monde médical est au front. Avec courage et abnégation. Ni le danger, ni le caractère nouveau de cette maladie parfois mortelle n’ont pu avoir raison de l’enthousiasme des hommes et femmes en blouse blanche.  Placés en première ligne sur le champ de la bataille contre le coronavirus, les personnels du corps de la santé publique n’ont pas reculé, même se sachant exposés. Certains y ont malheureusement perdu la vie, mais jamais la démobilisation n’a prospéré au milieu de ces troupes, concentrées sur l’objectif : barrer la voie à la propagation du virus, par tous les moyens indiqués. On les voit donc tous les jours, tels de vaillants soldats, dans les centres de dépistage, dans les unités de prise en charge. Secourant par-ci, prodiguant inlassablement les mêmes conseils par-là, réconfortant plus loin. Ces hommes et femmes ont fait, par leur choix de métier, le pari de l’amour de l’Homme. Et pour toutes les perfusions, injections, et comprimés qu’ils ont souvent su nous administrer, ils méritent bien, eux aussi, un bon traitement. Ils méritent notre gratitude et notre hommage. C’est pourquoi le pays tout entier salue cette injection de réconfort que vient de leur administrer le président de la République. Parce qu’ils sont au cœur de nos vies et qu’ils en prennent soin, les fonctionnaires des corps de la santé publique, le personnel médical et paramédical de l’Etat et même tous le autres qui exercent dans le secteur privé peuvent trouver dans les textes signés vendredi dernier par le président de la République et le Premier ministre, chef du gouvernement, l’expression de ce sentiment de fierté. Mais aussi cet appel à faire encore mieux. Car ici comme ailleurs, des éclats de voix et des griefs se font également entendre. Preuve qu’il existe des brebis galeuses. 

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