Encadrement des réfugiés dans l’Adamaoua : les communes seront soutenues

Quatre projets vont travailler en synergie dans ces collectivités cibles afin d’améliorer les conditions de vie de ces personnes déplacées et celles de leurs communautés hôtes.

Les crises humanitaires survenues au Nigéria et en République centrafricaine avec leur flux de réfugiés n’ont pas épargné la région de l’Adamaoua. Les statistiques du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) au 30 juin 2020 indiquent que le Cameroun abrite 388 022 réfugiés en général, parmi lesquels 63 719 vivants dans la région de l’Adamaoua. Pour résoudre cette équation difficile dans ces quatre communes d’accueil de la région, un atelier régional de l’approche intégrée du Programme national du développement participatif (Pndp), du Programme d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (Parec), du Projet de renforcement de performance du système de la santé (Prprss) et du Projet Filets Sociaux (PFS) s’est tenu mardi, 2 septembre dernier à Ngaoundéré. C’était sous la présidence du gouverneur de la région, Kildadi Taguiéké Boukar qu’accompagnaient Marie Madeleine Nga du PNDP et Michelin Njoh du PFS. Cette synergie d’action mise en œuvre par ces quatre projets rentre dans les activités du Guichet réfugiés IDA 18. Elle bénéficie d’un don de la Banque mondiale d’un montant total de plus de 79 milliards de F. Sa mise en place par le Minepat concerne quatre régions (Est, Adamaoua, Nord et Extrême-Nord). Ce financement qui bénéficiera également aux communes de Dir, Meiganga, Djohong et Ngaoui dans l’Adamaoua va permettre à ces quatre projets de mieux coordonner leurs interventions sur le terrain. L’objectif étant d’améliorer les conditions de vie des populations réfugiées et des communautés hôtes.
Pour le maire de Dir, Housseini Issa qui a accueilli les premiers réfugiés en 2006, c’est un ouf de soulagement. « Je suis très heureux de faire partie de la liste des communes cette année. Nous avons de sérieuses difficultés dans notre mairie à savoir le manque d’enseignants, des infrastructures sanitaires et d’eau. Nous pensons qu’avec ces quatre projets nous serons servis », espère le maire. Michel Njoh coordonnateur du PFS a quant à lui rassuré que son projet va cibler les populations en situation de pauvreté chronique. Au terme de cette rencontre, le gouverneur Kildadi Taguiéké Boukar s’est réjoui de ce que ces actions soient désormais assimilées par les exécutifs communaux. « Ces maires qui ont pris part à cet atelier se feront le devoir d’accompagner de manière appropriée les différents partenaires », a-t-il rappelé. En remerciant le HCR, la Banque mondiale, le patron de la région s’est félicité de cette approche intégrée qui va se déployer dans l’Adamaoua afin de résoudre les problèmes liés à l’eau, aux infrastructures de santé et à d’éducation pour le bien-être des refugiés et des populations hôtes.
 

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