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Un nouvel espoir de paix

L’annonce d’une nouvelle conférence de paix en Libye, le 5 octobre prochain, coule de source. Puisqu’elle intervient à la suite de la récente mission de l’Organisation des Nations unies (ONU) dans ce pays. Laquelle s’était penchée sur les préparatifs du dialogue politique inclusif.
De nombreux observateurs se souviennent que la mission onusienne du 10 septembre était survenue sous un vent favorable. C’est-à-dire, après des semaines de pourparlers entre le camp du premier ministre du gouvernement d’union nationale, Fayez el Sarraj, et celui du parlement de Tobrouk ainsi que son fidèle allié, le maréchal Khalifa Haftar. Ces négociations étaient notamment marquées par une entente sur des changements à la tête de plusieurs institutions libyennes. Les deux parties avaient également convenu de se retrouver de nouveau à la fin de ce mois de septembre pour consolider leur entente. 
Dans la même dynamique de la paix, les délégations du Haut Conseil d’Etat et du parlement de Tobrouk étaient parvenues à mettre en place des critères et des mécanismes transparents et objectifs pour les postes à pouvoir à la tête des institutions souveraines, au terme d’une réunion de quatre jours au Maroc. Parallèlement, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies(ONU), une rencontre de trois jours, à Genève en Suisse, entre des représentants des partis politiques libyens, avait permis d’annoncer un accord entre les camps rivaux.
Les Libyens n’ont pas oublié que le 21 août dernier, les camps rivaux avaient annoncé un cessez-le-feu. Lequel constituait une surprise dans le processus de résolution de la crise libyenne qui dure depuis la chute de l’ancien guide libyen, Mouammar Kadhafi, en octobre 2011. Les mêmes Libyens n’ont pas perdu d vue que depuis la chute de Kadhafi, aucun gouvernement n’a pu stabiliser la Libye. Ni le Conseil national de transition, ni le Congrès général national, ni les groupes armés, ni les chefs de tribus. Ni le gouvernement d’union nationale. Ni le gouvernement dissident et le parlement de Tobrouk.  La multiplication des échanges entre les camps rivaux montre que l’esprit et la lettre du cessez-le-feu du 21 août denier sont respectés. Il ne tient qu’aux Libyens de renforcer ce désir de revivre en paix et dénouer la crise qui a failli perdurer. De ce point de vue, les prochaines rencontres inter-libyennes s’annoncent sous un signe favorable. Car elles symbolisent un nouvel espoir de paix.    
 

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