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Place à la Justice

Plusieurs jours avant les marches illégales annoncées par le MRC et ses alliés pour le 22 septembre 2020, dans le but avoué de renverser les institutions de la Républiques, les autorités compétentes ont prévenu les initiateurs de ce projet irresponsable ainsi que tous ceux qui avaient l’intention de les suivre, que les lois en vigueur punissant les actes insurrectionnels leur seraient appliquées. Malgré ces sévères mises en garde, les organisateurs n’ont pas cru devoir y renoncer. Pas plus que la minorité de compatriotes qui a bravé l’interdiction et a tenté de manifester le Jour-J dans quelques localités du pays. Le Cameroun étant un Etat de droit, les personnes interpellées par les forces de maintien de l’ordre doivent maintenant répondre de leurs actes conformément aux lois en vigueur. D’où le communiqué publié vendredi dernier par le ministre de la Communication (MINCOM), René Emmanuel Sadi, pour informer l’opinion sur la suite judiciaire à donner à cette affaire regrettable.  On peut ainsi constater que la justice va prendre le relais, au fur et à mesure de l’évolution de l’enquête qui est diligentée. Dans cette démarche, le professionnalisme est de rigueur pour séparer le bon grain de l’ivraie. En d’autres termes, tous les suspects ne sont pas a priori logés à la même enseigne. Seules les enquêtes judiciaires en cours permettent de déterminer le degré d’implication des personnes arrêtées dans le projet insurrectionnel du MRC et compagnie. C’est ainsi que les citoyens dont l’implication a été jugée dérisoire ont été relâchées. D’autres le seront le cas échéant. Bien entendu, les concepteurs et les meneurs du projet devraient en répondre devant les tribunaux.                                                                                                                                                  

A ce stade, il convient de rappeler le rôle primordial que la justice est appelée à jouer quand l’ordre social tend à être perturbé. Institution de l’Etat qui veille au respect des lois et préserve les droits de chacun, c’est le pouvoir judiciaire qui entre en jeu pour remplir sa fonction première qui consiste à faire en sorte que tout le monde respecte le droit. Celui-ci, à travers des textes de loi, ayant défini les droits et les obligations de chacun pour permettre aux citoyens de vivre tous ensemble en harmonie. Dans ces conditions, si un parti politique et ses dirigeants s’illustrent régulièrement par des activités attentatoires à la paix, leur situation mérite un examen approfondi de la part des instances et administrations compétentes afin que force reste toujours à la loi et que la quiétude sociale soit préservée. Les Camerounais, dans leur immense majorité, étant épris de paix et rejetant systématiquement toutes les tentatives de déstabilisation, d’où qu’elles viennent. A cet égard, aucun projet de  remise en cause par la rue de l’ordre constitutionnel ne peut prospérer, l’élection étant le seul mode de dévolution du pouvoir politique dans une démocratie.                                                                                              

 Cependant, il peut arriver que dans une société plurielle comme la nôtre, les acteurs aient des points de vue divergents sur les solutions à apporter à un certain nombre de problèmes auxquels le Cameroun est confronté. Dans ce cas,  la règle d’or devrait être le dialogue et la concertation pour que du choc des idées jaillissent la lumière. Et le MINCOM a fort opportunément indiqué dans son communiqué à quel point le chef de l’Etat, Paul Biya, est attaché aux deux valeurs cardinales que sont le dialogue et la concertation. D’ailleurs, le président de la République œuvre inlassablement pour la mise en place d’une démocratie apaisée au Cameroun. Conscient qu’il faut un climat social apaisé pour qu’éclosent les initiatives fécondes nécessaires au développement du pays. Autrement dit, il invite ses concitoyens à débattre et non à combattre. Une formule que les organisateurs des événements du 22 septembre dernier devraient s’approprier afin d’éviter les rigueurs de la loi. 

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