Economie

Climat des affaires en Afrique : le secteur privé optimiste

L’édition 2020 du baromètre des chefs d’entreprises du continent a rendu son verdict il y a quelques jours. Les chefs d’entreprise y voient un espoir de reprise après le Covid-19.

Pour la deuxième année consécutive, plus de 150 chefs d’entreprises opérant en Afrique ont évalué le climat des affaires sur le continent. C’est le cadre du baromètre des CEOs africains, une étude menée par l’Africa CEO Forum et le cabinet Deloitte. Pour l’édition 2020, réalisée dans un contexte de crise sanitaire avec de forts relents économiques, les chefs d’entreprises ont été interrogés sur six thématiques couvrant l’ensemble des problématiques, opportunités et défis qui se posent aux acteurs du secteur privé africain. Ainsi, l’impact du Covid-19 sur la confiance des dirigeants, les attentes vis-à-vis de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la féminisation des organisations, la diversification des solutions de financement, l’accélération de la transformation digitale, les enjeux sociétaux et environnementaux, la gestion et le développement des talents, la coopération public-privé sont des aspects qui ont été passés au peigne fin. 
Pour ce qui est par exemple du Covid-19, 95% des entreprises africaines affirment en avoir subi un impact négatif sur leur chiffre d'affaires en 2020. Pourtant, indique le rapport, malgré ces vents contraires, les dirigeants d’entreprises africaines affichent un niveau de confiance relativement élevé. Ainsi, 38% d’entre eux entrevoient une reprise rapide des activités au cours du premier trimestre 2021. 
A l’heure où l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECaf) a été reportée à 2021, les dirigeants africains restent enthousiastes partageant la conviction que ce processus d’unification ne peut être porté exclusivement par les pouvoirs publics. Pour ce qui est de la féminisation des entreprises, le baromètre des CEOs révèlent que les entreprises africaines ont encore une forte marge de progression en la matière. « 74% des entreprises interrogées comptent moins de 25% de femmes au sein de leur conseil d’administration contre 73% l’année dernière », peut-on lire dans le rapport. 
Parlant de la digitalisation, les enquêteurs de l’African CEO Forum révèlent que, selon 95% des dirigeants interrogés, son accélération s’impose comme l’une des composantes essentielles de la stratégie de reprise. D’ailleurs pour 85% des dirigeants, le Covid-19 a un impact fort (changements et transformations profonds) ou moyen (accélération de certains projets) sur l’innovation pour les années à venir.
 

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