Nguon 2016: un patrimoine à préserver

? Le festival culturel bamoun a reçu la médaille de chevalier de l’Ordre national de la valeur vendredi des mains du Pr. Narcisse Mouelle Kombi, au nom du chef de l’Etat.

«N’opposez jamais ethnie et patrie, micro-identité et nationalité, l’une est incluse dans l’autre, l’une vous rattache à l’autre, en servant l’une, vous servez l’autre. Ne vous repliez jamais sur vos micro-communautés, car, l’heure des destinées singulières est révolue, l’ère des cultures closes est close, l’ère des cultures ouvertes est ouverte pour que toujours par la culture, la lumière de la paix et de la prospérité resplendisse sur le Noun et sur le Cameroun».
C’est par ces mots lourds de sens, au lendemain des événements dramatiques de Bamenda dans la région du Nord-Ouest, que le ministre des Arts et de la Culture, Pr Narcisse Mouelle Kombi, représentant personnel du chef de l’Etat, a ouvert vendredi dernier la 546e édition du Nguon, le festival culturel du peuple bamoun.
Cette édition restera dans les mémoires des fils et filles bamoun, car, le festival a reçu la reconnaissance de la nation. Le Minac a, en effet, remis à Jean Emmanuel Njingoumbe, le président du comité d’organisation, la médaille de chevalier de l’Ordre national de la valeur décerné par le chef de l’Etat lors du récent Festival des arts et de la culture tenu à Yaoundé. Le Nguon s’est singularisé comme toujours par la cérémonie rituelle « Kù Mutngu », qui consiste à juger publiquement la gouvernance du roi. Ibrahim Mbombo Njoya s’est, en effet, présenté, sous le soleil, et sans ses attributs devant les « Fona nguon » qui ont soulevé des griefs à son encontre. Notamment le racket des usagers qui a élu domicile au palais, la question de l’indemnisation des populations déguerpies du chantier de construction de la route Foumban-Manki, ou encore la non-traduction en langue vernaculaire du thème de cette édition à savoir, Nguon : levier de consolidation de la paix et du développement. »
Le sultan a écouté et promis d’apporter des solutions aux problèmes posés. Il a, par exemple, affirmé avoir réaménagé son entourage le 17 novembre dernier pour combattre ce racket. Autres temps forts de cette édition, c’est l’élection d’Aïcha Bebey Mfangam Yadih, 18 ans, comme Miss Nguon 2016. La jeune élève en classe de Terminale dans un collège à Douala entend promouvoir la scolarisation de la jeune fille Bamoun. L’ascension du mont Mbappit, le semi-marathon Njimom-Foumban, qui retrace le chemin parcouru par Nchare Yen pour fonder le royaume Bamoun à Foumban auront également constitué des moments d’attraction.

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