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Burkina Faso : un climat politique apaisé

La présidentielle du 22 novembre devrait se dérouler sans grandes récriminations des acteurs politiques.

L’un des acquis politiques des cinq dernières au Burkina Faso, c’est l’instauration d’un cadre de discussion entre le gouvernement et l’opposition. Initié par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ce cadre d’échanges a permis aux principaux acteurs politiques de se parler et de discuter des questions politiques mais également sur les questions d’intérêt national. Ce dialogue politique a permis de poser les jalons du processus de réconciliation nationale promis par le président du Faso. Il y a quelques mois en tout cas, du 15 au 22 juillet 2020, les partis de la majorité présidentielle et de l’opposition politique se sont retrouvés autour de la même table de négociation, pour discuter des questions relatives à la situation nationale et aux échéances électorales prévues dans quelques semaines.
Au sujet des élections la classe politique burkinabè quel que soit son bord s’est accordée sur une révision à minima du code électoral avant les élections de 2020. Un consensus s’est également dégagé sur le maintien du calendrier électoral conformément aux dispositions constitutionnelles, avec la tenue des élections couplées présidentielle et législatives cette année et des élections municipales en 2021. Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition au sortir de ce dialogue, n’avait pas manqué d’exprimer son adhésion au processus. « Sur les questions portant sur l’organisation des élections de 2020, nous avons fait l’effort important d’aboutir à un consensus total et débroussailler des questions qui paraissaient contentieuses » confiait-il, il y a quelques mois.
En tout état de cause, pour les élections (présidentielle et législatives) du 22 novembre prochain, les règles du jeu sont connues et acceptées par tous. Davantage, après une semaine de travail, un comité ad hoc composé de 22 experts et personnalités a procédé à l’audit du fichier électoral, afin d’évaluer sa conformité au code électoral et à la Constitution du Burkina Faso, ainsi qu’aux normes électorales internationales. C’était une demande pressante de l’opposition qui exprimait des inquiétudes sur des cas d’éventuelles inscriptions multiples. En dépit de quelques insuffisances, comme l’accumulation non maîtrisée d’électeurs décédés, les experts ont exprimé leur satisfecit et estimé que le fichier électoral est crédible pour les scrutins du 22 novembre.
Désormais la place sera donnée aux électeurs qui choisiront en toute transparence. Dans le camp présidentiel l’on se félicite de cet état des choses. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, répète à l’envi qu’il est prêt à discuter avec tous les Burkinabè. Il a même promis s’il était élu le 22 novembre, d’accélérer et de conclure le processus de réconciliation nationale avant la fin du premier semestre de 2021. Il faut notamment solder les comptes de l’insurrection populaire de 2014, du coup d’État manqué de septembre 2015 et d’analyser la situation des victimes non indemnisées des crimes politiques et économiques depuis les indépendances. 
 

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